Animation contemporaine. Ces images imaginaires qui voulaient (re)devenir réelles
L’animation au cinéma s’inscrit depuis ses origines dans une certaine idée, non pas de réécriture de la réalité, mais plutôt d’écriture d’une seconde réalité. À l’heure où Avatar (James Cameron, 2009) fait triompher l’utilisation de l’image de synthèse en la poussant à un niveau d’aboutissement enco...
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| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Entrelacs
2012
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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L’animation au cinéma s’inscrit depuis ses origines dans une certaine idée, non pas de réécriture de la réalité, mais plutôt d’écriture d’une seconde réalité. À l’heure où Avatar (James Cameron, 2009) fait triompher l’utilisation de l’image de synthèse en la poussant à un niveau d’aboutissement encore inégalé, un bilan s’impose, qui servira à s’interroger sur le statut de ce type d’image, entré dans une phase de mue encore plus constante depuis la sortie de Tron (Steven Lisberger, 1982), film-charnière où il n’était guère encore question de fusion parfaite entre images réelles et imaginaires, comme le montrera également l’emblématique Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Robert Zemeckis, 1988). Par la suite, la tendance « cartoon » propre notamment aux films en images de synthèse des studios Pixar s’efface dès Final Fantasy – Les Créatures de l’esprit (Hironobu Sakaguchi, 2001) au profit d’une image animée cherchant à ce point à faire oublier son statut imaginaire, que les personnages humains se voient représentés de manière extrêmement réaliste. L’imaginaire animé s’efface au profit d’un imaginaire humanimé. En 2009, avec le dernier film de Zemeckis, Le Drôle de Noël de Scrooge, ainsi qu’avec Avatar, l’idée d’un certain photoréalisme de l’image de synthèse s’en est désormais allée, réel et imaginaire se fondant en un tout harmonieux, une troisième image qui ne résulte plus de la juxtaposition de deux images de natures différentes, mais de leur multiplication. Malgré sa sortie antérieure, Wall•E (Andrew Stanton, 2008) représente un meilleur exemple du devenir de l’image animée au sein du cinéma, par la réflexion, non pas seulement sur les rapports entre réel et imaginaire au sein de l’image cinématographique, mais sur l’évolution de ces rapports. |
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