« La femme a-t-on dit, serait l’extra terrestre de l’homme ». Teeth, de Mitchell Lichtenstein (2008)

Premier long métrage de Mitchell Lichtenstein, Teeth se situe au confluent du teen movie, du cinéma gore et de la science-fiction. Son héroïne pudibonde est aussi une adolescente « mutante » dotée d’un vagin denté. Parmi les trois voies empruntées par le film, on optera pour la dernière, la plus sti...

पूर्ण विवरण

में बचाया:
ग्रंथसूची विवरण
में प्रकाशित:URI:https://journals.openedition.org/entrelacs,
मुख्य लेखक: Reneaud, Nathan
स्वरूप: Article ou chapitre numérique
भाषा:Français
प्रकाशित: Entrelacs 2012
ऑनलाइन पहुंच:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:entrelacs_231
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:entrelacs_231 https://doi.org/10.4000/entrelacs.231 urn:doi:10.4000/entrelacs.231 fr https://journals.openedition.org/entrelacs/231 2012-04-17T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/fs5b All rights reserved « La femme a-t-on dit, serait l’extra terrestre de l’homme ». Teeth, de Mitchell Lichtenstein (2008) Entrelacs Université Toulouse - Jean Jaurès info:eu-repo/semantics/reference/issn/2261-5482 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1266-7188 URI:https://journals.openedition.org/entrelacs Reneaud, Nathan Premier long métrage de Mitchell Lichtenstein, Teeth se situe au confluent du teen movie, du cinéma gore et de la science-fiction. Son héroïne pudibonde est aussi une adolescente « mutante » dotée d’un vagin denté. Parmi les trois voies empruntées par le film, on optera pour la dernière, la plus stimulante et la plus porteuse d’ « imaginaire ». Teeth n’est pas une œuvre de science-fiction au sens strict du terme. Ici, le genre fonctionne plutôt comme arrière-plan fantasmatique, réservoir mythologique ou encore relais de peurs archaïques et collectives à l’endroit de la sexualité féminine. Plus directement liés au genre sont les thèmes de la mutation, de la monstruosité (Dawn est l’héritière de La Femme de cinquante pieds, des monstres et autres aberrations de la série B des années cinquante) et de la Nouvelle Genèse qui montre à quel point Teeth est traversé par le conflit entre créationnistes et darwinistes ; conflit qui était d’une certaine manière à l’œuvre dans La Machine à explorer le temps (1895) ou, plus près de nous, dans La planète des singes (Franklin J. Schaffner, 1967). Sans être frontalement un film de science-fiction, Teeth flirte avec l’imaginaire du genre. Mieux, il le révèle comme imaginaire à part entière.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
description Premier long métrage de Mitchell Lichtenstein, Teeth se situe au confluent du teen movie, du cinéma gore et de la science-fiction. Son héroïne pudibonde est aussi une adolescente « mutante » dotée d’un vagin denté. Parmi les trois voies empruntées par le film, on optera pour la dernière, la plus stimulante et la plus porteuse d’ « imaginaire ». Teeth n’est pas une œuvre de science-fiction au sens strict du terme. Ici, le genre fonctionne plutôt comme arrière-plan fantasmatique, réservoir mythologique ou encore relais de peurs archaïques et collectives à l’endroit de la sexualité féminine. Plus directement liés au genre sont les thèmes de la mutation, de la monstruosité (Dawn est l’héritière de La Femme de cinquante pieds, des monstres et autres aberrations de la série B des années cinquante) et de la Nouvelle Genèse qui montre à quel point Teeth est traversé par le conflit entre créationnistes et darwinistes ; conflit qui était d’une certaine manière à l’œuvre dans La Machine à explorer le temps (1895) ou, plus près de nous, dans La planète des singes (Franklin J. Schaffner, 1967). Sans être frontalement un film de science-fiction, Teeth flirte avec l’imaginaire du genre. Mieux, il le révèle comme imaginaire à part entière.
author Reneaud, Nathan
spellingShingle Reneaud, Nathan
« La femme a-t-on dit, serait l’extra terrestre de l’homme ». Teeth, de Mitchell Lichtenstein (2008)
author_facet Reneaud, Nathan
author_sort Reneaud, Nathan
title « La femme a-t-on dit, serait l’extra terrestre de l’homme ». Teeth, de Mitchell Lichtenstein (2008)
title_short « La femme a-t-on dit, serait l’extra terrestre de l’homme ». Teeth, de Mitchell Lichtenstein (2008)
title_full « La femme a-t-on dit, serait l’extra terrestre de l’homme ». Teeth, de Mitchell Lichtenstein (2008)
title_fullStr « La femme a-t-on dit, serait l’extra terrestre de l’homme ». Teeth, de Mitchell Lichtenstein (2008)
title_full_unstemmed « La femme a-t-on dit, serait l’extra terrestre de l’homme ». Teeth, de Mitchell Lichtenstein (2008)
title_sort « la femme a-t-on dit, serait l’extra terrestre de l’homme ». teeth, de mitchell lichtenstein (2008)
publisher Entrelacs
publishDate 2012
container_title URI:https://journals.openedition.org/entrelacs
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/entrelacs.231
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/entrelacs/231
_version_ 1877243906330984448