Comparer les manières d’enseigner les activités de fitness dans une perspective « d’inclusion » : études de cas en lycée professionnel en France et en Suède
Cet article s’inscrit dans une recherche de didactique comparée. Sa visée est d’identifier la façon dont deux enseignants d’éducation physique, l’un français et l’autre suédois, contextualisent leur pratique d’enseignement en lycées professionnels à des fins « d’inclusion » de leurs élèves au sein d...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/ejrieps, |
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| 主要な著者: | , |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
EJRIEPS
2019
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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OpenEdition Journal |
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Français |
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physical education manners of teaching teaching traditions joint action in didactics comparative didactics vocational high school inclusive education fitness manières d’enseigner traditions d’enseignement didactique comparée lycées professionnels inclusion fitness éducation physique action didactique conjointe |
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physical education manners of teaching teaching traditions joint action in didactics comparative didactics vocational high school inclusive education fitness manières d’enseigner traditions d’enseignement didactique comparée lycées professionnels inclusion fitness éducation physique action didactique conjointe Forest, Emmanuelle Amade-Escot, Chantal Comparer les manières d’enseigner les activités de fitness dans une perspective « d’inclusion » : études de cas en lycée professionnel en France et en Suède |
| description |
Cet article s’inscrit dans une recherche de didactique comparée. Sa visée est d’identifier la façon dont deux enseignants d’éducation physique, l’un français et l’autre suédois, contextualisent leur pratique d’enseignement en lycées professionnels à des fins « d’inclusion » de leurs élèves au sein des groupes de travail. Il s’appuie sur un cadre théorique hybride articulant les concepts de « traditions d’enseignement » et « manières d’enseigner » élaborés par les didacticiens suédois, avec le cadre d’étude de l’action conjointe en didactique tel que développé dans l’approche francophone. La problématique de recherche, relative à la question de l’inclusion scolaire dans sa dimension épistémique, fait l’objet de la première section. Nous présentons ensuite le cadre théorique composite retenu, puis nous discutons la compatibilité théorique des deux approches, ainsi que la pertinence, pour cette recherche, de l’hybridation proposée. Après un bref exposé de la méthodologie d’observation et d’entretiens mise en œuvre, nous présentons les résultats de la recherche en analysant deux séances d’éducation physique de fitness en lycées professionnels, l’une en France, l’autre en Suède. Deux échelles de comparaison sont mobilisées : la première macroscopique, porte sur l’organisation et la structuration de chaque séance, la seconde, microdidactique, s’attache à décrire les interactions professeur-élèves lors d’une transaction didactique emblématique de leur pratique d’enseignement. Cette double échelle d’analyse permet de caractériser, les « manières d’enseigner » des deux enseignants en lien avec les « traditions d’enseignement » identifiées dans les préconstruits curriculaires des deux pays. L’approche comparatiste des phénomènes didactiques ainsi menée permet de rendre compte de la façon singulière dont les savoirs sont mis à l’étude et co-construits dans la classe lors de séances de fitness. Les deux études de cas révèlent le sens qu’accordent ces deux enseignants à l’idée d’inclusion et à la manière dont ils la mettent en œuvre avec leurs élèves de lycées professionnels. Les résultats mettent en évidence que les deux enseignants envisagent l’inclusion à des échelles temporelles différentes qui dépassent le cadre de la scolarité des élèves. Ainsi, si le travail en groupe, en autonomie, est valorisé par les deux enseignants comme favorisant les pratiques inclusives dans leur classe, les modalités mises en place et les attentes qui s’y rattachent diffèrent au regard, entre-autre, de leur interprétation du curriculum national. En revanche, le trait générique qui traverse les pratiques observées souligne la visée commune d’engagement physique des élèves dans les tâches, s’accompagnant selon des modalités spécifiques à chaque site, d’une faible épaisseur des savoirs mis à l’étude, loin des enjeux d’une véritable « inclusion épistémique ». |
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Sa visée est d’identifier la façon dont deux enseignants d’éducation physique, l’un français et l’autre suédois, contextualisent leur pratique d’enseignement en lycées professionnels à des fins « d’inclusion » de leurs élèves au sein des groupes de travail. Il s’appuie sur un cadre théorique hybride articulant les concepts de « traditions d’enseignement » et « manières d’enseigner » élaborés par les didacticiens suédois, avec le cadre d’étude de l’action conjointe en didactique tel que développé dans l’approche francophone. La problématique de recherche, relative à la question de l’inclusion scolaire dans sa dimension épistémique, fait l’objet de la première section. Nous présentons ensuite le cadre théorique composite retenu, puis nous discutons la compatibilité théorique des deux approches, ainsi que la pertinence, pour cette recherche, de l’hybridation proposée. Après un bref exposé de la méthodologie d’observation et d’entretiens mise en œuvre, nous présentons les résultats de la recherche en analysant deux séances d’éducation physique de fitness en lycées professionnels, l’une en France, l’autre en Suède. Deux échelles de comparaison sont mobilisées : la première macroscopique, porte sur l’organisation et la structuration de chaque séance, la seconde, microdidactique, s’attache à décrire les interactions professeur-élèves lors d’une transaction didactique emblématique de leur pratique d’enseignement. Cette double échelle d’analyse permet de caractériser, les « manières d’enseigner » des deux enseignants en lien avec les « traditions d’enseignement » identifiées dans les préconstruits curriculaires des deux pays. L’approche comparatiste des phénomènes didactiques ainsi menée permet de rendre compte de la façon singulière dont les savoirs sont mis à l’étude et co-construits dans la classe lors de séances de fitness. Les deux études de cas révèlent le sens qu’accordent ces deux enseignants à l’idée d’inclusion et à la manière dont ils la mettent en œuvre avec leurs élèves de lycées professionnels. Les résultats mettent en évidence que les deux enseignants envisagent l’inclusion à des échelles temporelles différentes qui dépassent le cadre de la scolarité des élèves. Ainsi, si le travail en groupe, en autonomie, est valorisé par les deux enseignants comme favorisant les pratiques inclusives dans leur classe, les modalités mises en place et les attentes qui s’y rattachent diffèrent au regard, entre-autre, de leur interprétation du curriculum national. En revanche, le trait générique qui traverse les pratiques observées souligne la visée commune d’engagement physique des élèves dans les tâches, s’accompagnant selon des modalités spécifiques à chaque site, d’une faible épaisseur des savoirs mis à l’étude, loin des enjeux d’une véritable « inclusion épistémique ». This article is part of a comparative didactic research. It aims at identifying how two physical education teachers, one French and the other Swedish, contextualize their teaching practice at vocational high schools for the purpose of ‘inclusive education’ of their students in working groups. The study is based on a hybrid theoretical framework that articulates the concepts of ‘teaching traditions’ and ‘manners of teaching’ developed by Swedish didactics, with the Joint Action in Didactics framework developed in the Francophone approach. In the first section we present the research problem, which is related to the question of inclusive education in its epistemic dimension. In the second section we sketch the theoretical framework used and we discuss the theoretical compatibility of the two approaches as well as the relevance of the proposed hybridization. After a brief presentation of the method, based on video observations and interviews, we expose the research findings by analyzing two fitness lessons in physical education at vocational high schools: one in France, the other in Sweden. Two scales of comparison are used: the first one, macroscopic, is about the organization and structuring of each lesson; the second one, microdidactic, focuses on various teacher-students’ transactions considered as emblematic of the observed teaching practices. The double scale of analysis allows characterizing the ‘manners of teaching’ of the two teachers in relation to the ‘teaching traditions’ identified in the curricular pre-constructs of the two countries. The comparative approach carried out accounts for the singular way in which knowledge is studied and co-constructed in the classroom during fitness lessons. The two case studies reveal the meaning of inclusive education the two teachers bear in mind and how they implement it with their students at vocational high school. The findings highlight that both teachers envision inclusive education at different time scales that go beyond the scope of students’ schooling. If independent team work is valued by the two teachers as favoring inclusive practices in their classrooms, the modalities of its implementation and the expectations attached to it differ in light of, among other things, the teachers’ interpretation of the national curriculum. On the other hand, the generic feature that goes through the observed practices underscores a common purpose for increasing student physical engagement in the tasks. Within specific modalities at each site, this purpose is unfortunately accompanied by a poor significance of the knowledge studied: In a word far away from a real ‘epistemic inclusive education’. |