Evelyn Waugh’s Artistic Outcry in Love among the Ruins of a Godless World

En 1953, Evelyn Waugh publie Love Among the Ruins, a Romance of the Near Future, comédie dystopique macabre contrastant curieusement avec le sérieux de ses romans d’après-guerre. Dans cette novella, un incendiaire à demi repenti tombe sous le charme d’une ballerine barbue dans un monde entièrement s...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Auteur principal: Morère, Julie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Anglais
Publié: Études britanniques contemporaines 2013
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Anglais
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building 0/Bibliothèque numérique/
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topic ironie
outrage
modernité
satire
comédie
Evelyn Waugh
Love among the Ruins
dystopia
ambivalence
Tennyson
romance
iconotextualité
Canova
outrage
irony
modernity
ambivalence
satire
comedy
Evelyn Waugh
Love among the Ruins
dystopia
Tennyson
romance
iconotextuality
Canova
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Evelyn Waugh
Love among the Ruins
dystopia
ambivalence
Tennyson
romance
iconotextualité
Canova
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irony
modernity
ambivalence
satire
comedy
Evelyn Waugh
Love among the Ruins
dystopia
Tennyson
romance
iconotextuality
Canova
Morère, Julie
Evelyn Waugh’s Artistic Outcry in Love among the Ruins of a Godless World
description En 1953, Evelyn Waugh publie Love Among the Ruins, a Romance of the Near Future, comédie dystopique macabre contrastant curieusement avec le sérieux de ses romans d’après-guerre. Dans cette novella, un incendiaire à demi repenti tombe sous le charme d’une ballerine barbue dans un monde entièrement soumis à un État-Providence impie et perverti qui promeut l’euthanasie au sein d’une société impitoyable et débilitante. Le positionnement de Waugh est ambigu : il se rebelle contre ses prédécesseurs modernistes et leur rejet du lien qui unit l’homme à Dieu (« Fan-Fare », 1946), tout en questionnant les principes mêmes sur lesquels son univers littéraire est fondé. Sur les ruines de la guerre, la novella érige une Angleterre futuriste qui s’inspire de l’esthétique gréco-romaine, une ambivalence qui montre la fascination de Waugh pour les ordres architecturaux gréco-romains métonymiques de l’ordre d’un monde perdu. Dans un même temps, il fait l’autocritique de sa tendance à porter aux nues des valeurs éthiques disparues aux accents tennysonniens. La satire viole les règles du genre et frôle l’anarchie, tandis que Waugh opère des expérimentations transgénériques osées, et que l’iconotexte a recours à des jeux métapicturaux par le truchement de dessins de la main de l’auteur parodiant l’œuvre de Canova. Le regard apprivoise peu à peu le rythme imposé par l’alternance d’image et de texte, pour accéder à une morale décentrée, et mieux percevoir la dénonciation d’un monde dénué de spiritualité. La conscience tragique d’un tel fait et la maîtrise des outils satiriques donnent à la novella toute sa portée, rendant lumineuses les faiblesses et la fade réalité du monde moderne.
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