« Quelques plumes de perroquet » : l’épreuve de la lecture et de la sur-écriture, de Flaubert’s Parrot à « Knowing French » de Julian Barnes

« Knowing French » se présente comme une correspondance à sens unique. Les onze lettres qui composent la nouvelle sont adressées à un auteur dénommé Julian Barnes et signées par une lectrice qui vient de terminer Flaubert’s Parrot et décide de partager ses impressions avec l’auteur. Lectrice excentr...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Tác giả chính: Tollance, Pascale
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: Études britanniques contemporaines 2016
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Truy cập trực tuyến:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Tollance, Pascale
« Quelques plumes de perroquet » : l’épreuve de la lecture et de la sur-écriture, de Flaubert’s Parrot à « Knowing French » de Julian Barnes
description « Knowing French » se présente comme une correspondance à sens unique. Les onze lettres qui composent la nouvelle sont adressées à un auteur dénommé Julian Barnes et signées par une lectrice qui vient de terminer Flaubert’s Parrot et décide de partager ses impressions avec l’auteur. Lectrice excentrique et indisciplinée, Sylvia digresse et divague plus que ne le faisait encore Geoffrey Braithwaite dans le fameux Perroquet et prolonge les interrogations soulevées par l’étrange essai biographique sur Flaubert. Preuve est faite une fois de plus que celui qui écrit est toujours ramené à lui-même par le sujet qu’il élit. En l’occurrence, la lecture met le texte premier à rude épreuve et ne laisse au final que quelques plumes d’un perroquet par lequel se signait déjà une approche pour le moins personnelle et fantaisiste de l’exercice biographique. La finalité même du texte se fait incertaine : à travers le processus de prélèvement et de découpage, d’amenuisement progressif puis de disparition, que la nouvelle met en scène, il semble que l’auteur accomplisse de façon anticipée le deuil de son œuvre. Celui qui fait taire sa propre voix pour ne laisser résonner que celle de sa correspondante n’est plus qu’une présence fantomatique, un témoin muet de la lecture qui est faite de lui-même. En même temps, la perte est surmontée de façon allègre et joyeuse à travers les divagations du personnage haut en couleur qu’est Sylvia. La nouvelle se veut aussi célébration d’une écriture que l’on peut envisager moins comme « métatexte », écriture « sur », qu’écriture « avec ». De l’essai reste alors surtout le besoin de partager une lecture, de mettre en mots les effets d’une rencontre qui peut donner naissance aux formes les plus imprévisibles.
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