Devenirs de l’humain et fiction contemporaine : imaginaires de la fin, corps bio-technologiques et subjectivités numériques
Les devenirs de l’humain font l’objet d’une mise en fiction récurrente dans la littérature et les arts visuels contemporains. Cette tendance s’inscrit dans le sillage d’un imaginaire de la fin qui se cristallise au milieu du xxe siècle, lorsque se fait jour un nouveau possible dont l’imaginaire va s...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Études britanniques contemporaines
2016
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
openedition-oai:revues.org:ebc_3175 |
|---|---|
| record_format |
openedition |
| collection |
OpenEdition Journal |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/ |
| topic |
hybridité posthumain fiction contemporaine imaginaire de la fin corps bio-technologiques subjectivités numériques séries TV hybridity posthuman contemporary fiction fictions of the end biotech bodies digital subjectivities TV series |
| spellingShingle |
hybridité posthumain fiction contemporaine imaginaire de la fin corps bio-technologiques subjectivités numériques séries TV hybridity posthuman contemporary fiction fictions of the end biotech bodies digital subjectivities TV series Machinal, Hélène Devenirs de l’humain et fiction contemporaine : imaginaires de la fin, corps bio-technologiques et subjectivités numériques |
| description |
Les devenirs de l’humain font l’objet d’une mise en fiction récurrente dans la littérature et les arts visuels contemporains. Cette tendance s’inscrit dans le sillage d’un imaginaire de la fin qui se cristallise au milieu du xxe siècle, lorsque se fait jour un nouveau possible dont l’imaginaire va s’emparer, celui d’une mort globale de l’humanité. Les années 70 à 90 vont contribuer à enrichir et complexifier cet imaginaire en l’ancrant dans deux révolutions techniques et scientifiques, celle du numérique et celle des biotechnologies. Va ainsi se déployer un imaginaire scientifique qui tente de représenter l’évolution et/ou les métamorphoses de l’espèce humaine qui s’inscriraient dans un « post » de l’humain. Les devenirs de l’humain peuvent se décliner selon trois modalités spécifiques. La première est bien évidemment temporelle et inhérente à la mise en fiction d’un « devenir » de l’humain : imaginaires de la fin et fictions post-cataclysmiques induisent un traitement spécifique du rapport à la temporalité. Ensuite c’est l’humain, ses évolutions, mutations, hybridations que nous entendons développer. On peut enfin distinguer entre des évolutions corporelles (susceptibles de s’inscrire dans une visée phylogénétique ou non) qui permettent de représenter des corps augmentés par la techne ou des modifications/extensions de l’esprit, figurées par des subjectivités numériques qui s’inscrivent dans une société écranique. À ces trois ruptures, temporelle, corporelle et subjective, se corrèlent trois spécificités de l’imaginaire contemporain : une résurgence des figures mythiques de la fin du xixe e, une hybridité générique où se conjugue adaptation et création, et un soupçon du visuel et de l’image simulacre directement lié aux environnements connectés et à la culture de l’écran. |
| author |
Machinal, Hélène |
| author_facet |
Machinal, Hélène |
| author_sort |
Machinal, Hélène |
| title |
Devenirs de l’humain et fiction contemporaine : imaginaires de la fin, corps bio-technologiques et subjectivités numériques |
| title_short |
Devenirs de l’humain et fiction contemporaine : imaginaires de la fin, corps bio-technologiques et subjectivités numériques |
| title_full |
Devenirs de l’humain et fiction contemporaine : imaginaires de la fin, corps bio-technologiques et subjectivités numériques |
| title_fullStr |
Devenirs de l’humain et fiction contemporaine : imaginaires de la fin, corps bio-technologiques et subjectivités numériques |
| title_full_unstemmed |
Devenirs de l’humain et fiction contemporaine : imaginaires de la fin, corps bio-technologiques et subjectivités numériques |
| title_sort |
devenirs de l’humain et fiction contemporaine : imaginaires de la fin, corps bio-technologiques et subjectivités numériques |
| publisher |
Études britanniques contemporaines |
| publishDate |
2016 |
| container_title |
URI:https://journals.openedition.org/ebc |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/ebc.3175 https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/ebc/3175 |
| _version_ |
1877242596191895552 |
| spelling |
openedition-oai:revues.org:ebc_3175 https://doi.org/10.4000/ebc.3175 urn:doi:10.4000/ebc.3175 fr https://journals.openedition.org/ebc/3175 2016-06-06T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/fe4y https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Devenirs de l’humain et fiction contemporaine : imaginaires de la fin, corps bio-technologiques et subjectivités numériques Études britanniques contemporaines Presses universitaires de la Méditerranée info:eu-repo/semantics/reference/issn/2271-5444 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1168-4917 URI:https://journals.openedition.org/ebc Machinal, Hélène hybridité posthumain fiction contemporaine imaginaire de la fin corps bio-technologiques subjectivités numériques séries TV hybridity posthuman contemporary fiction fictions of the end biotech bodies digital subjectivities TV series Les devenirs de l’humain font l’objet d’une mise en fiction récurrente dans la littérature et les arts visuels contemporains. Cette tendance s’inscrit dans le sillage d’un imaginaire de la fin qui se cristallise au milieu du xxe siècle, lorsque se fait jour un nouveau possible dont l’imaginaire va s’emparer, celui d’une mort globale de l’humanité. Les années 70 à 90 vont contribuer à enrichir et complexifier cet imaginaire en l’ancrant dans deux révolutions techniques et scientifiques, celle du numérique et celle des biotechnologies. Va ainsi se déployer un imaginaire scientifique qui tente de représenter l’évolution et/ou les métamorphoses de l’espèce humaine qui s’inscriraient dans un « post » de l’humain. Les devenirs de l’humain peuvent se décliner selon trois modalités spécifiques. La première est bien évidemment temporelle et inhérente à la mise en fiction d’un « devenir » de l’humain : imaginaires de la fin et fictions post-cataclysmiques induisent un traitement spécifique du rapport à la temporalité. Ensuite c’est l’humain, ses évolutions, mutations, hybridations que nous entendons développer. On peut enfin distinguer entre des évolutions corporelles (susceptibles de s’inscrire dans une visée phylogénétique ou non) qui permettent de représenter des corps augmentés par la techne ou des modifications/extensions de l’esprit, figurées par des subjectivités numériques qui s’inscrivent dans une société écranique. À ces trois ruptures, temporelle, corporelle et subjective, se corrèlent trois spécificités de l’imaginaire contemporain : une résurgence des figures mythiques de la fin du xixe e, une hybridité générique où se conjugue adaptation et création, et un soupçon du visuel et de l’image simulacre directement lié aux environnements connectés et à la culture de l’écran. Contemporary fiction tends to represent the evolution of the human race, both in literature and the visual arts. In the 20th century, multiple fictions of the end emerge, cristallizing the fear emanating from the possible universal death of humanity. The period between 1970 and 2000 helps deepen and complexify these fictive representations, anchoring them in two scientific revolutions: biotechnology and the digital world. Science thus creates new possibilities in terms of species evolution and mutation towards the post-human. Fictions focusing on the future of humanity usually develop three specific features. The first is temporal and portrays post-cataclysmic worlds. The second usually represents posthumanity through motifs such as evolution, mutation or hybridity. Finally, the evolution of the human body (technologically enhanced bodies) can be distinct from (or coupled with) extensions or mutations of the mind, the latter often being represented through digital subjectivities usually associated with digital/screen culture. To these three specific features (concerning time, body and mind), we can correlate three trends in contemporary fiction: a resurgence of mythical figures of the end of the 19th century, a generic hybridity (grounded in adaptation and creation) and a suspicion of images as potential simulacra and as resulting from our on-line environments and screen culture. |