À propos des silences du texte narratif

L’article s’intéresse aux blancs typographique dans quatre cas extrêmes de pratique de fiction. Dans la ligne de la théorie des blancs textuels de Wolfgang Iser, il met en parallèle la grande tradition au xixe siècle (Thackeray, dans Vanity Fair et Dickens dans Bleak House) et les pratiques subversi...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Autor principal: Morel, Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Études britanniques contemporaines 2014
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
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topic W. Iser
J. Joyce
blancs textuels
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coupure
interprétation
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lecture
parataxe
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W. Iser
J. Joyce
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J. Joyce
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W. Iser
J. Joyce
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typographical blanks
typographical silences
Morel, Michel
À propos des silences du texte narratif
description L’article s’intéresse aux blancs typographique dans quatre cas extrêmes de pratique de fiction. Dans la ligne de la théorie des blancs textuels de Wolfgang Iser, il met en parallèle la grande tradition au xixe siècle (Thackeray, dans Vanity Fair et Dickens dans Bleak House) et les pratiques subversives de Joyce dans Ulysses. D’un côté le double exemple des coupures et interruptions propres au feuilleton, et de la parataxe descriptive ; de l’autre, deux versions contraires du courant de conscience (la parataxe avec modulation générique dans la scène de l’enterrement, et la syntaxe continue dans le monologue de Molly). Chez Thackeray, chapitre, paragraphes, phrases programment et forcent l’interprétation ; chez Dickens, la parataxe se fait mise en scène et travaille subrepticement mais sans répit l’activité de lecture. Les deux pratiques inversées de Joyce démontrent quant à elles que le silence de fin de phrase ne cesse de moduler notre accord ou notre désaccord avec ce qui vient d’être énoncé, et plus généralement avec le texte lui-même. Les quatre cas (le dernier in absentia) dénudent ainsi le silence typographique comme lieu d’une activité interprétative intense. Loin d’être ce rien qu’on pourrait absenter, un tel silence est épreuve de vérité selon le texte, véritable abondance et débordement de signifiance latente, au fondement même de l’échange de lecture.
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