United States of Banana (2011), Elizabeth Costello (2003) and Fury (2001): Portrait of the Writer as the ‘Bad Subject’ of Globalisation

Dans un monde globalisé dont l’expansion est facilitée par les systèmes d’information modernes et la commodité des voyages, une grille de lecture postcoloniale appliquée à la littérature issue des pays anciennement colonisés ou écrite par des peuples autrefois assujettis ne semble pas prendre suffis...

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Main Author: Gonzalez, Madelena
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Anglais
Published: Études britanniques contemporaines 2014
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
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topic interpellation
esthétique
capitalisme
hybridité
idéologie
Künstlerroman
mondialisation
Postcolonialisme
résistance
sublime
interpellation
aesthetics
capitalism
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ideology
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mondialisation
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Postcolonialism
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Gonzalez, Madelena
United States of Banana (2011), Elizabeth Costello (2003) and Fury (2001): Portrait of the Writer as the ‘Bad Subject’ of Globalisation
description Dans un monde globalisé dont l’expansion est facilitée par les systèmes d’information modernes et la commodité des voyages, une grille de lecture postcoloniale appliquée à la littérature issue des pays anciennement colonisés ou écrite par des peuples autrefois assujettis ne semble pas prendre suffisamment en compte la reconfiguration géopolitique qu’implique le processus historique de la mondialisation. Quelques romans récents, écrits par des auteurs souvent étiquetés comme postcoloniaux, se confrontent à ce nouvel ordre mondial et le défient de manière originale par le biais de leur art. Ils prennent pour sujet l’écrivain, qu’il soit narrateur ou protagoniste ou les deux en même temps, et en font un symbole de résistance au statu quo de la mondialisation dont l’essor semble étroitement lié au capitalisme tardif. Leurs romans explorent de l’intérieur les ramifications de ce nouvel impérialisme à New York ou sur les marges, en Afrique, à Porto Rico ou encore dans les îles de l’Océanie. La grande complexité formelle de ces œuvres, leurs stratégies littéraires sophistiquées et une forte autoréflexivité freinent leur récupération par le paradigme postcolonial et révèlent une obsession de l’esthétique qui semble les rapprocher du postmodernisme. En même temps ils témoignent d’une nostalgie de l’imagination romantique qui permet aux figures de l’écrivain qu’ils mettent en scène de résister ouvertement à l’interpellation de l’idéologie dominante et d’inventer une réalité alternative. Ils refusent d’occuper une position d’assujettissement par rapport à une norme idéologique et ancrent leurs récits dans une originalité formelle et stylistique. Ce choix engendre des Künstlerromans tourmentés dans lesquels la défamiliarisation et la déconstruction de l’identité entravent le développement et la reconnaissance de l’artiste.
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