Les migrants nigériens de retour de Libye

La seconde moitié du XXème siècle voit la Libye apparaitre comme un Eldorado pour des milliers de migrants sub-sahariens attirés par des perspectives d’emploi et par la rhétorique panafricaine de Mouammar Kadhafi. Alors que la mal nommée « crise des réfugiés » affecte les régions du pourtour méditer...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/e-migrinter,
Tác giả chính: Puig, Oriol
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: e-Migrinter 2019
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Truy cập trực tuyến:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Puig, Oriol
Les migrants nigériens de retour de Libye
description La seconde moitié du XXème siècle voit la Libye apparaitre comme un Eldorado pour des milliers de migrants sub-sahariens attirés par des perspectives d’emploi et par la rhétorique panafricaine de Mouammar Kadhafi. Alors que la mal nommée « crise des réfugiés » affecte les régions du pourtour méditerranéen, la Libye est donc depuis longtemps un pays de destination. L’expression haoussa Libya Kaman Turaï, que nous pouvons traduire par « La Libye comme l’Europe », résume l’idée que le pays pourrait satisfaire les besoins économiques et sociaux des nouveaux venus au même titre que l’Europe. La guerre en Libye et la chute de Kadhafi en 2011 entrainent le retour forcé d’environ 300 000 ressortissants nigériens vers leur pays d’origine. Ces derniers sont recherchés et accusés de complicité avec le régime khadafiste, voire même qualifiés de « mercenaires », par les rebelles du Conseil National de Transition (CNT) et une grande partie de la société libyenne. Notre ethnographie à Niamey, capitale du Niger, met en évidence les conditions de vie de ce groupe, dont les individus modifient leur rôle social et familial après l’échec de leur projet migratoire. L’instabilité de la région d’une part, et les contraintes financières que nous rencontrons lors du projet de recherche d’autre part, restreignent l’enquête à l’espace urbain. Néanmoins, ce sont ces contraintes qui ont permis d’exposer un phénomène jusqu’alors ignoré par la production scientifique, plutôt focalisée sur le milieu rural (Nabara, 2014). À travers des méthodes ethnographiques –observation participante et conversations informelles– dans des fadas, principaux espaces de sociabilité masculine du pays, nous révélons les obstacles d’un terrain vulnérable à travers un virage réflexif qui nous emmène à la déconstruction et à une recherche honnête, empathique et engagée (Guber, 1991).
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