De Schelling à Proust : Séailles passeur et médiateur ?

Cette contribution fait le point sur ce qui, de Schelling, a pu s’infiltrer dans la Recherche du temps perdu, via Gabriel Séailles, et en particulier son Essai sur le génie dans l’art que Proust avait lu attentivement. Elle éclaire les deux versants de cette possible médiation, d’une part quant au r...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/cps,
Egile nagusia: Bensussan, Gérard
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Les Cahiers philosophiques de Strasbourg 2018
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:cps_401
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:cps_401 https://doi.org/10.4000/cps.401 urn:doi:10.4000/cps.401 fr https://journals.openedition.org/cps/401 2018-12-04T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/ehl8 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/ De Schelling à Proust : Séailles passeur et médiateur ? Les Cahiers philosophiques de Strasbourg Presses universitaires de Strasbourg info:eu-repo/semantics/reference/issn/2648-6334 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1254-5740 URI:https://journals.openedition.org/cps Bensussan, Gérard Cette contribution fait le point sur ce qui, de Schelling, a pu s’infiltrer dans la Recherche du temps perdu, via Gabriel Séailles, et en particulier son Essai sur le génie dans l’art que Proust avait lu attentivement. Elle éclaire les deux versants de cette possible médiation, d’une part quant au rapport entre l’Essai et la philosophie schellingienne ; d‘autre part, quant au rapport entre l’Essai et ce qui s’en diffuse dans Proust, en particulier dans Le Temps retrouvé. L’enquête montre que si Séailles a lu le Schelling de son temps, le philosophe transcendantal de l’Identité et de l’art ; et que si Proust a lu Séailles, il ne s’en suit nullement que Proust fût « schellingien ». Entre Schelling, celui de la philosophie médiane et tardive, et Proust – une rencontre a lieu qui n’est pas de l’ordre d’une influence attestable, mais d’une affinité profonde autour de thèmes aussi décisifs que la sensation, l’involontaire, le réel et le temps. This contribution determines what, of Schelling, has been able to seep in In Search of Lost Time, via Gabriel Séailles, and in particular considering his Essay on the Genius in Art which Proust had read attentively. It enlightens the two sides of this possible mediation, on the one hand, as to the relation between the Essay and Schellingian philosophy and, on the other hand, as to the relation between the Essay and what has dispersed into Proust, in particular in Time regained. The examination shows that if Séailles has read the Schelling of his time, the transcendental philosopher of Identity and Art, and that if Proust has read Séailles, it does not follow that Proust was “Schellingian”. Between Schelling, the one of median and later philosophy, and Proust – a meeting has taken place which is not to say that of an attestable influence, but that pertaining to the order of a deep affinity around essential themes like Sensation, the Involuntary, Reality and Time.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
description Cette contribution fait le point sur ce qui, de Schelling, a pu s’infiltrer dans la Recherche du temps perdu, via Gabriel Séailles, et en particulier son Essai sur le génie dans l’art que Proust avait lu attentivement. Elle éclaire les deux versants de cette possible médiation, d’une part quant au rapport entre l’Essai et la philosophie schellingienne ; d‘autre part, quant au rapport entre l’Essai et ce qui s’en diffuse dans Proust, en particulier dans Le Temps retrouvé. L’enquête montre que si Séailles a lu le Schelling de son temps, le philosophe transcendantal de l’Identité et de l’art ; et que si Proust a lu Séailles, il ne s’en suit nullement que Proust fût « schellingien ». Entre Schelling, celui de la philosophie médiane et tardive, et Proust – une rencontre a lieu qui n’est pas de l’ordre d’une influence attestable, mais d’une affinité profonde autour de thèmes aussi décisifs que la sensation, l’involontaire, le réel et le temps.
author Bensussan, Gérard
spellingShingle Bensussan, Gérard
De Schelling à Proust : Séailles passeur et médiateur ?
author_facet Bensussan, Gérard
author_sort Bensussan, Gérard
title De Schelling à Proust : Séailles passeur et médiateur ?
title_short De Schelling à Proust : Séailles passeur et médiateur ?
title_full De Schelling à Proust : Séailles passeur et médiateur ?
title_fullStr De Schelling à Proust : Séailles passeur et médiateur ?
title_full_unstemmed De Schelling à Proust : Séailles passeur et médiateur ?
title_sort de schelling à proust : séailles passeur et médiateur ?
publisher Les Cahiers philosophiques de Strasbourg
publishDate 2018
container_title URI:https://journals.openedition.org/cps
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/cps.401
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/cps/401
_version_ 1877241840751607808