Entre marginalisation et démagogie : quelle place reste-t-il pour les communautés locales dans les aires protégées ?

Depuis quelques années deux visions de la conservation de la biodiversité s’affrontent dans les débats internationaux et influencent les agendas politiques des décideurs. D’un côté, les « préservationnistes » prônent une protection forte des derniers lieux importants de la planète en termes de biodi...

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প্রধান লেখক: Boissière, Manuel, Doumenge, Charles
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Les Cahiers d’Outre-Mer 2011
বিষয়গুলি:
অনলাইন ব্যবহার করুন:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
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topic Vietnam
Gabon
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dévolution
Papouasie Occidentale
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dévolution
Papouasie Occidentale
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local people
participatory management of natural resources
devolution
West Papua
Boissière, Manuel
Doumenge, Charles
Entre marginalisation et démagogie : quelle place reste-t-il pour les communautés locales dans les aires protégées ?
description Depuis quelques années deux visions de la conservation de la biodiversité s’affrontent dans les débats internationaux et influencent les agendas politiques des décideurs. D’un côté, les « préservationnistes » prônent une protection forte des derniers lieux importants de la planète en termes de biodiversité. De l’autre, les « dévolutionistes » tentent d’attribuer un rôle clé aux communautés locales dans l’élaboration des stratégies de conservation et la gestion des aires protégées. Au-delà de ces discours, la réalité de terrain montre que les politiques de conservation font encore largement abstraction de la présence et des droits des communautés. Le concept même de conservation – bien public mondial à protéger – est imposé par la communauté internationale au détriment de toute implication des populations qui sont pourtant les premières touchées par les décisions.Dans cet article, nous montrons que les stratégies de conservation pourraient mieux prendre en compte les droits fonciers et d’usage des populations rurales, le respect des territoires sur lesquels elles vivent, et la reconnaissance de leur rôle dans la protection de ces espaces. Un équilibre est-il possible entre communautés locales et acteurs « forts » (états, ONG internationales, privés) quant aux prises de décision ? Faut-il partir des priorités des populations locales, de leur propre conception de ce qu’est une aire protégée, pour créer les zones de conservations et prendre des décisions à leur sujet ? À travers un certain nombre d’exemples pris en Asie-Pacifique (Papouasie Occidentale, Vietnam) et en Afrique (Gabon, Congo), nous montrons que la conservation de la biodiversité, même si elle est un problème global de la planète, reste d’abord une multitude de situations à gérer au cas par cas. Chaque exemple démontre que la solution est bien locale et ne peut faire l’économie de l’intégration dans ce processus des populations qui sont ou pourraient être, si les conditions de démocratie et de transparence sont réunies, un des meilleurs garants d’un usage durable des ressources naturelles.
author Boissière, Manuel
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