Guerre, colonialisme et commémoration

À l'heure où les hommages des hommes politiques japonais au sanctuaire Yasukuni suscitent des réactions violentes, le numéro 15 de Cipango s'articule autour d'un dossier tentant d'aborder, avec précision et sans concessions,  la question de la guerre, de ses crimes, du colonialis...

Full beskrivning

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Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/cipango,
Övriga upphovsmän: Lucken, Michael
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Cipango 2011
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
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description À l'heure où les hommages des hommes politiques japonais au sanctuaire Yasukuni suscitent des réactions violentes, le numéro 15 de Cipango s'articule autour d'un dossier tentant d'aborder, avec précision et sans concessions,  la question de la guerre, de ses crimes, du colonialisme et de la commémoration, dans sa complexité et son ambiguité. Ces questions sont délicates, certes. Elles nécessitent un travail méticuleux sur les sources ; elles méritent une analyse historique qui ne peut se satisfaire d'à peu-près ou de généralisations lacunaires. Or l'historiographie française tend parfois à être "exotisante", là où il serait souhaitable qu'elle conserve ses bons principes méthodologiques. On ne peut que regretter que l'analyse de la violence de masse en Asie orientale durant la Guerre de l’Asie et du Pacifique adopte de la sorte des facilités coupables. Comment comprendre par exemple qu'elle ne s’inquiète guère de voir publier sur certaines aires culturelles lointaines des types de discours qui seraient épidermiquement rejetés si on les appliquait à l’Europe de l’Ouest ? Nous avons là il nous semble un témoignage éloquent des blocages et des impensés académiques prompts à surgir dès que l’on évoque un pays extra-européen, qu’il soit d’Afrique ou d’Asie. Il ne faudrait pas pourtant que la critique nous dédouane de toute responsabilité : la communauté des spécialistes de la Chine, de la Corée et du Japon est sans doute trop restreinte encore dans notre pays. Peut-être est-elle aussi trop silencieuse ou ne réussit-elle pas à se faire entendre. Car c’est également sur fond d’une certaine carence de publications historiques françaises de qualité à propos de l’Asie orientale, malgré de rares et brillantes exceptions, que des ouvrages plus faibles peuvent émerger. Il nous faut retrousser nos manches, ce numéro de Cipango se veut une étape et un appel.  
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