« Mentir n’est pas jouer » au théâtre de la récupération de la mémoire historique

Isabelle Reck examine la manière dont l’auteure, dramaturge et metteuse en scène espagnole Laila Ripoll (1964), petite fille d’exilés, revisite l’histoire des disparus dans Santa Perpetua (2009) et y décortique les mécanismes et les stratégies pour maintenir scellée – au pays de la démocratie retrou...

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Auteur principal: Reck, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: reCHERches 2021
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Reck, Isabelle
« Mentir n’est pas jouer » au théâtre de la récupération de la mémoire historique
description Isabelle Reck examine la manière dont l’auteure, dramaturge et metteuse en scène espagnole Laila Ripoll (1964), petite fille d’exilés, revisite l’histoire des disparus dans Santa Perpetua (2009) et y décortique les mécanismes et les stratégies pour maintenir scellée – au pays de la démocratie retrouvée – la pierre tombale du silence refermée sur les fosses communes de la guerre civile espagnole. Depuis sa première pièce, La ciudad sitiada (1996), jusqu’à ses dernières productions Un hueso de pollo (2009), Santa Perpetua (2010) ou encore El triángulo azul (2014) et Donde el bosque se espesa (2018), Laila Ripoll n’a cessé d’interroger les silences et les mensonges sur les disparus des fosses communes de la guerre civile et du franquisme. Et, ce faisant, d’interroger aussi toutes ces « zones zéro » des guerres et des conflits, des violations des Droits de l’Homme, en Europe et dans le monde. Son théâtre examine les mécanismes et les stratégies de l’art du mentir : la mystification, la mauvaise foi, le non-dit, le silence, le déni, le négationnisme, le “mensonge absolu”.
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