Les cantaliens et la conscription : du refus militaire à l'insertion nationale, 1789-1852

De l'Ancien Régime au début des années 1840, le Cantal refuse les divers modes de recrutement militaire. Les formes et l'intensité de cet échec varient selon la guerre ou la paix, dans ses chiffres, mais il persiste dans ses fondements. On peut, dès lors, se poser le double problème de la...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ch,
Autor principal: Serre, Jean-Pierre
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Cahiers d’histoire 2009
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:ch_91
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:ch_91 https://doi.org/10.4000/ch.91 urn:doi:10.4000/ch.91 fr https://journals.openedition.org/ch/91 2009-05-13T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/dteg All rights reserved Les cantaliens et la conscription : du refus militaire à l'insertion nationale, 1789-1852 Cahiers d’histoire Comité historique du Centre-Est info:eu-repo/semantics/reference/issn/1777-5264 info:eu-repo/semantics/reference/issn/0008-008X URI:https://journals.openedition.org/ch Serre, Jean-Pierre Histoire sociale Service militaire De l'Ancien Régime au début des années 1840, le Cantal refuse les divers modes de recrutement militaire. Les formes et l'intensité de cet échec varient selon la guerre ou la paix, dans ses chiffres, mais il persiste dans ses fondements. On peut, dès lors, se poser le double problème de la signification d'un phénomène historique si constant et du pourquoi de son évolution sous Louis-Philippe. Cette résistance, aux formes classiquement différenciées selon l'appartenance sociale, s'appuie sur une cohésion familiale et villageoise où la violence demeure l'argument ultime face à l'emprise de l'État. Deux explications sont alors possibles : la première fait du politique le motif essentiel, singulièrement à l'époque révolutionnaire et impériale ; la seconde privilégie les aspects économiques avec la réelle misère et l'émigration qui en est l'exutoire. L'acceptation du fait militaire par la société cantalienne, vers 1840, montre la réalité de cette dernière explication, concomitante de son insertion économique et politique dans la France de Louis-Philippe. From the Ancien Régime to the early 1840s, the department of Cantal rejected the different schemes of military recruitment. The forms and the intensity of this failure varied, depending on the war and on the peace, but the essence of this opposition was permanent. Then, one can set a double problem: what was the meaning of such a constant historical phenomenon? And why did it evolve under Louis-Philippe? As usual, the forms of this resistance were socially differentiated. It relied on a family and village resistance, where violence remained the ultimate argument against the hold of the state. Two explanations are then possible. The first one focuses on political factors, in particular during the revolution and the Empire. The second insists on economic aspects, with extreme poverty and emigration which resulted from it. The fact that military recruitment was accepted in Cantal by 1840 points to the validity of this second explanation: it occurred at the same time as economic and political integration of the department in France of the July Monarchy.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic Histoire sociale
Service militaire
spellingShingle Histoire sociale
Service militaire
Serre, Jean-Pierre
Les cantaliens et la conscription : du refus militaire à l'insertion nationale, 1789-1852
description De l'Ancien Régime au début des années 1840, le Cantal refuse les divers modes de recrutement militaire. Les formes et l'intensité de cet échec varient selon la guerre ou la paix, dans ses chiffres, mais il persiste dans ses fondements. On peut, dès lors, se poser le double problème de la signification d'un phénomène historique si constant et du pourquoi de son évolution sous Louis-Philippe. Cette résistance, aux formes classiquement différenciées selon l'appartenance sociale, s'appuie sur une cohésion familiale et villageoise où la violence demeure l'argument ultime face à l'emprise de l'État. Deux explications sont alors possibles : la première fait du politique le motif essentiel, singulièrement à l'époque révolutionnaire et impériale ; la seconde privilégie les aspects économiques avec la réelle misère et l'émigration qui en est l'exutoire. L'acceptation du fait militaire par la société cantalienne, vers 1840, montre la réalité de cette dernière explication, concomitante de son insertion économique et politique dans la France de Louis-Philippe.
author Serre, Jean-Pierre
author_facet Serre, Jean-Pierre
author_sort Serre, Jean-Pierre
title Les cantaliens et la conscription : du refus militaire à l'insertion nationale, 1789-1852
title_short Les cantaliens et la conscription : du refus militaire à l'insertion nationale, 1789-1852
title_full Les cantaliens et la conscription : du refus militaire à l'insertion nationale, 1789-1852
title_fullStr Les cantaliens et la conscription : du refus militaire à l'insertion nationale, 1789-1852
title_full_unstemmed Les cantaliens et la conscription : du refus militaire à l'insertion nationale, 1789-1852
title_sort les cantaliens et la conscription : du refus militaire à l'insertion nationale, 1789-1852
publisher Cahiers d’histoire
publishDate 2009
container_title URI:https://journals.openedition.org/ch
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/ch.91
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/ch/91
_version_ 1877244407713890304