Écrire la maladie au XVIIe siècle

Deux sondages ont été effectués dans l’ensemble de la production lyonnaise : l’un au début (1601-1607) et l’autre à la fin du siècle (1693-1699). Plus de la moitié des ouvrages ainsi réunis, toutes catégories confondues, s’intéressent à la maladie, la santé ou à la thérapeutique. Cette préoccupation...

Πλήρης περιγραφή

Αποθηκεύτηκε σε:
Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/ch,
Κύριος συγγραφέας: Floury-Buchalin, Cécile
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Cahiers d’histoire 2009
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:ch_448
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:ch_448 https://doi.org/10.4000/ch.448 urn:doi:10.4000/ch.448 fr https://journals.openedition.org/ch/448 2009-05-13T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/dtny All rights reserved Écrire la maladie au XVIIe siècle Cahiers d’histoire Comité historique du Centre-Est info:eu-repo/semantics/reference/issn/1777-5264 info:eu-repo/semantics/reference/issn/0008-008X URI:https://journals.openedition.org/ch Floury-Buchalin, Cécile Deux sondages ont été effectués dans l’ensemble de la production lyonnaise : l’un au début (1601-1607) et l’autre à la fin du siècle (1693-1699). Plus de la moitié des ouvrages ainsi réunis, toutes catégories confondues, s’intéressent à la maladie, la santé ou à la thérapeutique. Cette préoccupation se maintient au cours du siècle et s’appuie sur une réalité plus culturelle que pathologique : des maladies bibliques telles que la lèpre, la cécité ou la stérilité y occupent une place importante. Parallèlement à cette influence religieuse, les théories de Galien sur les humeurs prévalent dans la plupart des ouvrages. Du point de vue médical comme du point de vue chrétien, la maladie apparaît comme une anormalité, conséquence de la culpabilité des hommes. Les soins corporels comme l’assistance spirituelle tendent donc à retrouver un état de pureté originel et naturel précédent la faute. Cependant, à propos du corps lui-même, une divergence se fait jour entre ces deux regards : s’agit-il de mépriser les nécessités de la chair au profit de celles de l’âme ou, au contraire, d’admirer et de soigner la machine corporelle, création de Dieu ? Two periods of the printed production of Lyon have been studied : from 1601 to 1607 and from 1693 to 1699. In all the books gathered, it appears that more than a half of the authors (whether clergymen, historians, poets or doctors) have an interest in Illness, Health or related matters. This interest prevails all throughout the 17th century and relies on a reality which is more cultural than pathological : biblical illnesses such as leprosy, blindness or sterility assume a particular importance. But both religious and medical influences are present and Galen’s humours theory is prevalent in most of the books. Moreover, from the medical and the religious point of view alike, illness is regarded like an abnormal state, like a consequence of men’s guilt. Thus therapeutics as well as spiritual care appeal to come back to an pure paradisiacal original health. Nevertheless a divergence between medical and religious points of view appears concerning human body: should it be kept in contempt or, at the contrary, should it be admired and healed as a creation of God?
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
description Deux sondages ont été effectués dans l’ensemble de la production lyonnaise : l’un au début (1601-1607) et l’autre à la fin du siècle (1693-1699). Plus de la moitié des ouvrages ainsi réunis, toutes catégories confondues, s’intéressent à la maladie, la santé ou à la thérapeutique. Cette préoccupation se maintient au cours du siècle et s’appuie sur une réalité plus culturelle que pathologique : des maladies bibliques telles que la lèpre, la cécité ou la stérilité y occupent une place importante. Parallèlement à cette influence religieuse, les théories de Galien sur les humeurs prévalent dans la plupart des ouvrages. Du point de vue médical comme du point de vue chrétien, la maladie apparaît comme une anormalité, conséquence de la culpabilité des hommes. Les soins corporels comme l’assistance spirituelle tendent donc à retrouver un état de pureté originel et naturel précédent la faute. Cependant, à propos du corps lui-même, une divergence se fait jour entre ces deux regards : s’agit-il de mépriser les nécessités de la chair au profit de celles de l’âme ou, au contraire, d’admirer et de soigner la machine corporelle, création de Dieu ?
author Floury-Buchalin, Cécile
spellingShingle Floury-Buchalin, Cécile
Écrire la maladie au XVIIe siècle
author_facet Floury-Buchalin, Cécile
author_sort Floury-Buchalin, Cécile
title Écrire la maladie au XVIIe siècle
title_short Écrire la maladie au XVIIe siècle
title_full Écrire la maladie au XVIIe siècle
title_fullStr Écrire la maladie au XVIIe siècle
title_full_unstemmed Écrire la maladie au XVIIe siècle
title_sort écrire la maladie au xviie siècle
publisher Cahiers d’histoire
publishDate 2009
container_title URI:https://journals.openedition.org/ch
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/ch.448
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/ch/448
_version_ 1877244408648171520