Échanges et partages dans la création filmique au sein du collectif d’artistes Colab à New York (1978-1985)
Les pratiques de création collective du groupe d’artistes new-yorkais Colab (pour Collaborative Projects) conduisent à la réalisation de nombreux films implantés au sein du Lower East Side et du sud du Bronx de la fin des années 1970. Après avoir replacé Colab dans la complexité de son contexte urba...
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Création collective au cinéma
2025
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artist collective underground cinema Do It Yourself punk cinema cinéma underground Do It Yourself collectif d’artistes cinéma punk Murillo, Céline Échanges et partages dans la création filmique au sein du collectif d’artistes Colab à New York (1978-1985) |
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Les pratiques de création collective du groupe d’artistes new-yorkais Colab (pour Collaborative Projects) conduisent à la réalisation de nombreux films implantés au sein du Lower East Side et du sud du Bronx de la fin des années 1970. Après avoir replacé Colab dans la complexité de son contexte urbain spécifique et explicité le fonctionnement du groupe, trois études de cas articulent les pratiques de création collective et l’esthétique des films réalisés. On les appréhende comme des formes originales de co-création, qui tout en étant héritières des expériences de création collective de la décennie précédente, les déconstruisent par une remise en jeu des notions même de collectif et d’individu. Ceci est particulièrement flagrant dans Kidnapped (Eric Mitchell, 1978) qui s’appuie largement sur l’improvisation. Dans les films de Colab, par exemple dans Men In Orbit (John Lurie, 1979), la co-création se trouve fortement marquée par l’éthique Do It Yourself issue du mouvement punk au sein duquel ces films émergent. Le fait que les films soient réalisés et projetés dans le cadre d’une scène artistique spatialement circonscrite à quelques blocs du sud-est de Manhattan, où les artistes et réalisateurs se connaissent, crée un effet de friction et d’échange de participations : celle-ci est une source d’énergie et d’élan créatif très perceptible dans Wild Style (Charlie Ahearn,1982) – film qui relie le monde du graffiti et du hip-hop à la scène punk et No Wave. Au fil des analyses, l’article met en lumière le rapport flou mais omniprésent des films au politique, tant dans leur contenu que par leur mode de production. Finalement l’apport de ces films et la trace qu’ils laissent se lit surtout dans le moment et les modes orignaux de création collective qu’ils ont fait advenir |
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