Joseph Cachin (1757-1825), ou selon Balzac « l’homme de génie à qui l’on doit Cherbourg »

L’ingénieur des Ponts et Chaussées Joseph Cachin (1757-1825) est un peu oublié de nos jours – bien qu’il fût cité par Balzac en 1841 entre Leonard de Vinci et Palladio ! Margaret Bradley, spécialiste du Corps des ponts d’avant l’École polytechnique (1794), nous fait revivre ici la carrière du fils d...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/bibnum,
Hoofdauteur: Bradley, Margaret
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: BibNum 2023
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:bibnum_662
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:bibnum_662 https://doi.org/10.4000/bibnum.662 urn:doi:10.4000/bibnum.662 fr https://journals.openedition.org/bibnum/662 2023-01-19T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/d9na https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/ Joseph Cachin (1757-1825), ou selon Balzac « l’homme de génie à qui l’on doit Cherbourg » BibNum FMSH - Fondation Maison des sciences de l'homme info:eu-repo/semantics/reference/issn/2554-4470 URI:https://journals.openedition.org/bibnum Bradley, Margaret L’ingénieur des Ponts et Chaussées Joseph Cachin (1757-1825) est un peu oublié de nos jours – bien qu’il fût cité par Balzac en 1841 entre Leonard de Vinci et Palladio ! Margaret Bradley, spécialiste du Corps des ponts d’avant l’École polytechnique (1794), nous fait revivre ici la carrière du fils du portier de l’évêché de Castres – comme elle l’avait fait pour un ingénieur similaire, P.-S. Girard (1756-1836) dans BibNum, et comme elle l’a fait par ailleurs pour Prony (1755-1839).Il est vrai que paradoxalement Cachin a beaucoup écrit sur des projets qui ne se réalisaient pas, et peu écrit sur le quasi seul projet qu’il réalisa, et qui reste son « chef d’œuvre » : le port de Cherbourg, voulu par Napoléon (redoutable port de défense militaire anti-Albion, avant tout). On a pourtant retrouvé ce manuscrit (qui existe aussi en imprimé) d’un voyage en Angleterre qu’il fit juste après ses études, en 1785, pour observer (espionner ?), pendant un des rares moments de paix entre les deux pays, après la Guerre d'Indépendance outre-Atlantique et avant les guerres révolutionnaires puis napoléoniennes. : C’est notre texte BibNum, constitué d’une série de fiches d’observations (une grue de construction marine, une jetée, etc.), et pas du tout un rapport de voyage rédigé… Un écrit d’ingénieur, d’abord et avant tout.On se rappelle que d’autres ingénieurs des Ponts (plutôt polytechniciens, ceux-là, donc plus tardifs) affectés aux constructions et aux ports s’ennuyaient beaucoup au service ordinaire des Ponts : c’était le cas de Coriolis, et Arago le rappelle à propos d’Augustin Fresnel dans l’hommage qu’il lui rend à l’Académie à sa mort. Ces ingénieurs-là préféraient de loin faire de la science que des constructions. Rien de tel chez Cachin, bâtisseur-né, et assez peu écrivain…Ah si, Cachin a écrit à propos de Cherbourg, mais bien plus tardivement, dans un mémoire de 1819, alors rangé des affaires, il eut à défendre « son » port contre de perfides Anglais qui prétendaient qu’il était mal construit par comparaison avec leur digue de Plymouth, outre-Manche. Albion, il fallait s’en défendre et par mer et par plume !
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
description L’ingénieur des Ponts et Chaussées Joseph Cachin (1757-1825) est un peu oublié de nos jours – bien qu’il fût cité par Balzac en 1841 entre Leonard de Vinci et Palladio ! Margaret Bradley, spécialiste du Corps des ponts d’avant l’École polytechnique (1794), nous fait revivre ici la carrière du fils du portier de l’évêché de Castres – comme elle l’avait fait pour un ingénieur similaire, P.-S. Girard (1756-1836) dans BibNum, et comme elle l’a fait par ailleurs pour Prony (1755-1839).Il est vrai que paradoxalement Cachin a beaucoup écrit sur des projets qui ne se réalisaient pas, et peu écrit sur le quasi seul projet qu’il réalisa, et qui reste son « chef d’œuvre » : le port de Cherbourg, voulu par Napoléon (redoutable port de défense militaire anti-Albion, avant tout). On a pourtant retrouvé ce manuscrit (qui existe aussi en imprimé) d’un voyage en Angleterre qu’il fit juste après ses études, en 1785, pour observer (espionner ?), pendant un des rares moments de paix entre les deux pays, après la Guerre d'Indépendance outre-Atlantique et avant les guerres révolutionnaires puis napoléoniennes. : C’est notre texte BibNum, constitué d’une série de fiches d’observations (une grue de construction marine, une jetée, etc.), et pas du tout un rapport de voyage rédigé… Un écrit d’ingénieur, d’abord et avant tout.On se rappelle que d’autres ingénieurs des Ponts (plutôt polytechniciens, ceux-là, donc plus tardifs) affectés aux constructions et aux ports s’ennuyaient beaucoup au service ordinaire des Ponts : c’était le cas de Coriolis, et Arago le rappelle à propos d’Augustin Fresnel dans l’hommage qu’il lui rend à l’Académie à sa mort. Ces ingénieurs-là préféraient de loin faire de la science que des constructions. Rien de tel chez Cachin, bâtisseur-né, et assez peu écrivain…Ah si, Cachin a écrit à propos de Cherbourg, mais bien plus tardivement, dans un mémoire de 1819, alors rangé des affaires, il eut à défendre « son » port contre de perfides Anglais qui prétendaient qu’il était mal construit par comparaison avec leur digue de Plymouth, outre-Manche. Albion, il fallait s’en défendre et par mer et par plume !
author Bradley, Margaret
spellingShingle Bradley, Margaret
Joseph Cachin (1757-1825), ou selon Balzac « l’homme de génie à qui l’on doit Cherbourg »
author_facet Bradley, Margaret
author_sort Bradley, Margaret
title Joseph Cachin (1757-1825), ou selon Balzac « l’homme de génie à qui l’on doit Cherbourg »
title_short Joseph Cachin (1757-1825), ou selon Balzac « l’homme de génie à qui l’on doit Cherbourg »
title_full Joseph Cachin (1757-1825), ou selon Balzac « l’homme de génie à qui l’on doit Cherbourg »
title_fullStr Joseph Cachin (1757-1825), ou selon Balzac « l’homme de génie à qui l’on doit Cherbourg »
title_full_unstemmed Joseph Cachin (1757-1825), ou selon Balzac « l’homme de génie à qui l’on doit Cherbourg »
title_sort joseph cachin (1757-1825), ou selon balzac « l’homme de génie à qui l’on doit cherbourg »
publisher BibNum
publishDate 2023
container_title URI:https://journals.openedition.org/bibnum
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/bibnum.662
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/bibnum/662
_version_ 1877240185728532480