Bézout et les intersections de courbes algébriques

Le problème général de l’élimination peut s’énoncer ainsi : un certain nombre d'inconnues et de relations polynomiales entre ces inconnues étant donné, y a-t-il des valeurs de ces inconnues qui vérifient toutes ces relations ? Et dans le cas d’une réponse positive, quelles sont-elles ? Pour rés...

Celý popis

Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/bibnum,
Hlavní autor: Alfonsi, Liliane
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: BibNum 2023
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:bibnum_583
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:bibnum_583 https://doi.org/10.4000/bibnum.583 urn:doi:10.4000/bibnum.583 fr https://journals.openedition.org/bibnum/583 2023-01-17T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/d9mg https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/ Bézout et les intersections de courbes algébriques BibNum FMSH - Fondation Maison des sciences de l'homme info:eu-repo/semantics/reference/issn/2554-4470 URI:https://journals.openedition.org/bibnum Alfonsi, Liliane Le problème général de l’élimination peut s’énoncer ainsi : un certain nombre d'inconnues et de relations polynomiales entre ces inconnues étant donné, y a-t-il des valeurs de ces inconnues qui vérifient toutes ces relations ? Et dans le cas d’une réponse positive, quelles sont-elles ? Pour résoudre ce problème, on cherche à déduire des relations polynomiales données, une équation dans laquelle ne subsiste plus, au maximum, qu'une seule inconnue. On dit alors que l'on a « éliminé » les autres. Cette équation donnera une condition d'existence, d'où l'on pourra tirer éventuellement les valeurs de l'inconnue restante qui, une fois calculées, permettront de trouver celles des autres. La méthode de Bézout est fondée sur l’idée originale suivant laquelle la résultante est toujours donnée par le déterminant d'un système linéaire. Cette novation sera son fil conducteur. Il démontre aussi, de manière tout à fait convaincante, à la différence de ses prédécesseurs, que le nombre de solutions d’un système de deux équations à deux inconnues de degré respectif m et m’ est au plus m x m’ (ce qui équivaut au nombre de points d’intersection de deux courbes algébriques). Curieuse postérité que celle de ce mathématicien un peu oublié : on lui co-attribue à tort une condition de primalité entre deux entiers relatifs (le théorème de Bachet-Bézout, même parfois ‘Bézout’ tout court, alors que ce théorème est exclusivement de Bachet de Méziriac, 1581-1638, mort un siècle avant la naissance de Bézout) ; et par ailleurs on ne le crédite que peu de ces avancées remarquables et rigoureuses en algèbre polynomiale, comme le nombre maximum de points de rencontre de deux courbes et la façon de les calculer, ou la recherche de solutions communes à deux polynômes, c'est-à-dire l’obtention de leur PGCD (c’est cela que l’on confond avec le théorème de Bachet sur les entiers relatifs et leur PGCD).
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
description Le problème général de l’élimination peut s’énoncer ainsi : un certain nombre d'inconnues et de relations polynomiales entre ces inconnues étant donné, y a-t-il des valeurs de ces inconnues qui vérifient toutes ces relations ? Et dans le cas d’une réponse positive, quelles sont-elles ? Pour résoudre ce problème, on cherche à déduire des relations polynomiales données, une équation dans laquelle ne subsiste plus, au maximum, qu'une seule inconnue. On dit alors que l'on a « éliminé » les autres. Cette équation donnera une condition d'existence, d'où l'on pourra tirer éventuellement les valeurs de l'inconnue restante qui, une fois calculées, permettront de trouver celles des autres. La méthode de Bézout est fondée sur l’idée originale suivant laquelle la résultante est toujours donnée par le déterminant d'un système linéaire. Cette novation sera son fil conducteur. Il démontre aussi, de manière tout à fait convaincante, à la différence de ses prédécesseurs, que le nombre de solutions d’un système de deux équations à deux inconnues de degré respectif m et m’ est au plus m x m’ (ce qui équivaut au nombre de points d’intersection de deux courbes algébriques). Curieuse postérité que celle de ce mathématicien un peu oublié : on lui co-attribue à tort une condition de primalité entre deux entiers relatifs (le théorème de Bachet-Bézout, même parfois ‘Bézout’ tout court, alors que ce théorème est exclusivement de Bachet de Méziriac, 1581-1638, mort un siècle avant la naissance de Bézout) ; et par ailleurs on ne le crédite que peu de ces avancées remarquables et rigoureuses en algèbre polynomiale, comme le nombre maximum de points de rencontre de deux courbes et la façon de les calculer, ou la recherche de solutions communes à deux polynômes, c'est-à-dire l’obtention de leur PGCD (c’est cela que l’on confond avec le théorème de Bachet sur les entiers relatifs et leur PGCD).
author Alfonsi, Liliane
spellingShingle Alfonsi, Liliane
Bézout et les intersections de courbes algébriques
author_facet Alfonsi, Liliane
author_sort Alfonsi, Liliane
title Bézout et les intersections de courbes algébriques
title_short Bézout et les intersections de courbes algébriques
title_full Bézout et les intersections de courbes algébriques
title_fullStr Bézout et les intersections de courbes algébriques
title_full_unstemmed Bézout et les intersections de courbes algébriques
title_sort bézout et les intersections de courbes algébriques
publisher BibNum
publishDate 2023
container_title URI:https://journals.openedition.org/bibnum
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/bibnum.583
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/bibnum/583
_version_ 1877292921791709184