Les fortifications antiques de Marseille et leurs relations avec les constructions régionales
Les fortifications de Marseille antique sont aujourd’hui assez bien connues pour que l’on puisse en suivre le développement technique depuis l’époque archaïque (briques crues sur socle en calcaire local), classique et hellénistique ancienne (le tuf remplace la brique crue) jusqu’au iie s. av. J.‑C....
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/bch, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Bulletin de correspondance hellénique
2020
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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openedition-oai:revues.org:bch_813 https://doi.org/10.4000/bch.813 urn:doi:10.4000/bch.813 fr https://journals.openedition.org/bch/813 2020-11-24T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/d77i https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Les fortifications antiques de Marseille et leurs relations avec les constructions régionales Bulletin de correspondance hellénique École française d’Athènes info:eu-repo/semantics/reference/issn/2241-0104 info:eu-repo/semantics/reference/issn/0007-4217 URI:https://journals.openedition.org/bch Tréziny, Henri Les fortifications de Marseille antique sont aujourd’hui assez bien connues pour que l’on puisse en suivre le développement technique depuis l’époque archaïque (briques crues sur socle en calcaire local), classique et hellénistique ancienne (le tuf remplace la brique crue) jusqu’au iie s. av. J.‑C. (construction massive en calcaire du cap Couronne). Une telle typo-chronologie ne semble pas s’appliquer au monde phocéo-massaliète d’Occident, qu’il s’agisse des remparts d’Emporion, qui utilisent un appareil polygonal rustique, ou de ceux d’Olbia de Ligurie. Ici, le polygonal du ive s. laisse place au iie s. à un grand appareil qui évoque plutôt le rempart de Marseille au ive s. On en conclut logiquement que les techniques utilisées dépendent moins d’un faciès culturel que des matériaux à disposition localement et des ressources financières pour importer des matériaux extérieurs. Un bref tour d’horizon dans les sites indigènes de Basse-Provence permet de s’interroger sur les conditions et les motivations de l’utilisation de techniques « grecques » dans des habitats gaulois. Οι αρχαίες οχυρώσεις της Μασσαλίας είναι σήµερα τόσο καλά γνωστές, ώστε να µπορεί κανείς να παρακολουθήσει την τεχνική εξέλιξη από την αρχαϊκή εποχή (ωµές πλίνθοι πάνω σε βάση από ντόπιο ασβεστόλιθο), την κλασική και ελληνιστική εποχή (πωρόλιθος αντικαθιστά τις πλίνθους), µέχρι τον 2ο αιώνα π. Χ. (ογκώδης κατασκευή από ασβεστόλιθο του ακρωτηρίου Couronne). Μια αντίστοιχη τυπολογία/χρονολογία δεν φαίνεται να είναι εφαρµόσιµη στον κόσµο της Φώκαιας-Μασσαλίας της δύσης, είτε έχουµε να κάνουµε µε τις οχυρώσεις του Εµπορίου, στις οποίες εφαρµόζεται το σύστηµα της αγροτικής πολυγωνικής τοιχοδοµίας, είτε σε αυτές της Όλβιας της Λιγουρίας. Στην τελευταία περίπτωση το πολυγωνικό σύστηµα του 4ου αιώνα δίνει τη θέση του τον 2ο αιώνα σε µια µεγάλη κατασκευή που ανακαλεί µάλλον την οχύρωση της Μασσαλίας του 4ου αιώνα. Καταλήγουµε στο εύλογο συµπέρασµα ότι οι τεχνικές που χρησιµοποιήθηκαν εξαρτώνται λιγότερο από την πολιτιστική εποχή και περισσότερο από τα διαθέσιµα οικοδοµικά υλικά της περιοχής, καθώς και από την οικονοµική δυνατότητα εισαγωγής υλικών. Ένα σύντοµο οδοιπορικό στις περιοχές της Basse-Provence εγείρει ερωτήµατα σχετικά µε τις συνθήκες και τα κίνητρα της χρήσης «ελληνικών» τεχνικών κατασκευής σε γαλατικές περιοχές. The ancient fortifications at Marseilles are now well‑enough known to trace their technical development from the Archaic period (sun‑dried brick on a base of local limestone), Classical and early Hellenistic period (tuff replacing mudbrick), until the 2nd century BC (massive construction from Cape Couronne). Such a typo-chronology does not seem to apply to the Phocaean-Masalian world of the West, whether it is the walls of Emporion, which employ rustic polygonal masonry, or those of Olbia of Liguria. There, the polygonal masonry of the 4th century gives way in the 2nd century to masonry reminiscent of the 4th‑century ramparts of Marseilles. It is logically concluded that the techniques employed depended less on the particular cultural phase and more on the materials that were locally available and the financial resources needed to import exotic materials. A brief overview of the indigenous sites in Basse‑Provence makes it possible to question the conditions and motivations for the use of “Greek” techniques in Gallic regions. |
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OpenEdition Journal |
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Les fortifications de Marseille antique sont aujourd’hui assez bien connues pour que l’on puisse en suivre le développement technique depuis l’époque archaïque (briques crues sur socle en calcaire local), classique et hellénistique ancienne (le tuf remplace la brique crue) jusqu’au iie s. av. J.‑C. (construction massive en calcaire du cap Couronne). Une telle typo-chronologie ne semble pas s’appliquer au monde phocéo-massaliète d’Occident, qu’il s’agisse des remparts d’Emporion, qui utilisent un appareil polygonal rustique, ou de ceux d’Olbia de Ligurie. Ici, le polygonal du ive s. laisse place au iie s. à un grand appareil qui évoque plutôt le rempart de Marseille au ive s. On en conclut logiquement que les techniques utilisées dépendent moins d’un faciès culturel que des matériaux à disposition localement et des ressources financières pour importer des matériaux extérieurs. Un bref tour d’horizon dans les sites indigènes de Basse-Provence permet de s’interroger sur les conditions et les motivations de l’utilisation de techniques « grecques » dans des habitats gaulois. |
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