«Ce qui fut en lui était la vie » (Jn 1, 3-4) : que signifie une vie qui ne corrompt pas ? Réflexion sur la vie dans le principe chez Albert le Grand et Michel Henry
« Ce qui fut en lui était la vie ». Le verset Jn 1, 3-4 évoque une vie qui, dans la mesure où elle demeure dans le principe, ne serait pas soumise à la corruption. Que signifie une vie qui ne se corrompt pas ? Telle est la question inspirée de la tradition johannique qu’explorent, chacun à leur mani...
Αποθηκεύτηκε σε:
| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
|---|---|
| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Anabases
2012
|
| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
openedition-oai:revues.org:anabases_3285 |
|---|---|
| record_format |
openedition |
| collection |
OpenEdition Journal |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/ |
| topic |
Albert le Grand vie métaphysique exégèse médiévale philosophie médiévale phénoménologie Henry Michel Albert the Great life metaphysics medieval exegesis medieval philosophy phenomenology Henry Michel |
| spellingShingle |
Albert le Grand vie métaphysique exégèse médiévale philosophie médiévale phénoménologie Henry Michel Albert the Great life metaphysics medieval exegesis medieval philosophy phenomenology Henry Michel Casteigt, Julie «Ce qui fut en lui était la vie » (Jn 1, 3-4) : que signifie une vie qui ne corrompt pas ? Réflexion sur la vie dans le principe chez Albert le Grand et Michel Henry |
| description |
« Ce qui fut en lui était la vie ». Le verset Jn 1, 3-4 évoque une vie qui, dans la mesure où elle demeure dans le principe, ne serait pas soumise à la corruption. Que signifie une vie qui ne se corrompt pas ? Telle est la question inspirée de la tradition johannique qu’explorent, chacun à leur manière, Albert le Grand, dans son commentaire du prologue de l’Évangile selon saint Jean étudié ici à partir d’une édition critique en cours de préparation, et Michel Henry, dans son ouvrage Incarnation. Une philosophie de la chair, Seuil, Paris, 2000. L’enjeu philosophique consiste à prendre de la distance par rapport au couple de concepts physiques « corruption/génération », afin de les considérer plutôt unis et opposés ensemble à une vie dans le principe qui serait libérée de toute corruption. Cette « Vie absolue » est conçue à partir du concept de « verbe ». Le débat porte, par suite, à travers les enjeux noétiques liés à la théorie des idées dans le principe divin ou des implications métaphysiques portant sur le mode d’être du principe dans les théories aristotélicienne ou néoplatonicienne, sur la manière de concevoir ce verbe comme une idée ou comme un acte continu. La méthode adoptée procède à deux confrontations. Du point de vue des courants philosophiques et des disciplines, d’une part, l’enjeu consiste à confronter la perspective phénoménologique proposée par M. Henry à l’approche médiévale, à la fois exégétique, théologique et philosophique d’Albert le Grand. Du point de vue de la manière de forger des concepts, d’autre part, il s’agit de confronter l’interprétation albertinienne du verset Jn 1, 3-4 et de la question de la vie dans le principe qu’elle implique aux sources philosophiques à partir desquelles elle s’élabore, qu’il s’agisse des théories physiques aristotéliciennes sur la vie naturelle qui est engendrée et se corrompt ou des conceptions néoplatoniciennes formulées notamment par le Liber de causis. L’hypothèse à partir de laquelle l’étude de ces deux textes johanniques est menée naît de la question suivante : comment Albert le Grand, par la méthode qu’il propose et la théorie de la vie qu’il forge au moyen d’arguments noétiques et ontologiques, offre-t-il une réflexion critique qui ouvre une alternative à la voie gnostique que semble indiquer M. Henry et lutte-t-il avec ardeur contre l’hypothèse d’une vie qui serait transposée dans le principe pour dénier la vie soumise à la génération et à la corruption ? |
| author |
Casteigt, Julie |
| author_facet |
Casteigt, Julie |
| author_sort |
Casteigt, Julie |
| title |
«Ce qui fut en lui était la vie » (Jn 1, 3-4) : que signifie une vie qui ne corrompt pas ? Réflexion sur la vie dans le principe chez Albert le Grand et Michel Henry |
| title_short |
«Ce qui fut en lui était la vie » (Jn 1, 3-4) : que signifie une vie qui ne corrompt pas ? Réflexion sur la vie dans le principe chez Albert le Grand et Michel Henry |
| title_full |
«Ce qui fut en lui était la vie » (Jn 1, 3-4) : que signifie une vie qui ne corrompt pas ? Réflexion sur la vie dans le principe chez Albert le Grand et Michel Henry |
| title_fullStr |
«Ce qui fut en lui était la vie » (Jn 1, 3-4) : que signifie une vie qui ne corrompt pas ? Réflexion sur la vie dans le principe chez Albert le Grand et Michel Henry |
| title_full_unstemmed |
«Ce qui fut en lui était la vie » (Jn 1, 3-4) : que signifie une vie qui ne corrompt pas ? Réflexion sur la vie dans le principe chez Albert le Grand et Michel Henry |
| title_sort |
«ce qui fut en lui était la vie » (jn 1, 3-4) : que signifie une vie qui ne corrompt pas ? réflexion sur la vie dans le principe chez albert le grand et michel henry |
| publisher |
Anabases |
| publishDate |
2012 |
| container_title |
URI:https://journals.openedition.org/anabases |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/anabases.3285 https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/anabases/3285 |
| _version_ |
1877243922725470208 |
| spelling |
openedition-oai:revues.org:anabases_3285 https://doi.org/10.4000/anabases.3285 urn:doi:10.4000/anabases.3285 fr https://journals.openedition.org/anabases/3285 2012-03-29T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/9lf2 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ «Ce qui fut en lui était la vie » (Jn 1, 3-4) : que signifie une vie qui ne corrompt pas ? Réflexion sur la vie dans le principe chez Albert le Grand et Michel Henry Anabases E.R.A.S.M.E. info:eu-repo/semantics/reference/issn/2256-9421 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1774-4296 URI:https://journals.openedition.org/anabases Casteigt, Julie Albert le Grand vie métaphysique exégèse médiévale philosophie médiévale phénoménologie Henry Michel Albert the Great life metaphysics medieval exegesis medieval philosophy phenomenology Henry Michel « Ce qui fut en lui était la vie ». Le verset Jn 1, 3-4 évoque une vie qui, dans la mesure où elle demeure dans le principe, ne serait pas soumise à la corruption. Que signifie une vie qui ne se corrompt pas ? Telle est la question inspirée de la tradition johannique qu’explorent, chacun à leur manière, Albert le Grand, dans son commentaire du prologue de l’Évangile selon saint Jean étudié ici à partir d’une édition critique en cours de préparation, et Michel Henry, dans son ouvrage Incarnation. Une philosophie de la chair, Seuil, Paris, 2000. L’enjeu philosophique consiste à prendre de la distance par rapport au couple de concepts physiques « corruption/génération », afin de les considérer plutôt unis et opposés ensemble à une vie dans le principe qui serait libérée de toute corruption. Cette « Vie absolue » est conçue à partir du concept de « verbe ». Le débat porte, par suite, à travers les enjeux noétiques liés à la théorie des idées dans le principe divin ou des implications métaphysiques portant sur le mode d’être du principe dans les théories aristotélicienne ou néoplatonicienne, sur la manière de concevoir ce verbe comme une idée ou comme un acte continu. La méthode adoptée procède à deux confrontations. Du point de vue des courants philosophiques et des disciplines, d’une part, l’enjeu consiste à confronter la perspective phénoménologique proposée par M. Henry à l’approche médiévale, à la fois exégétique, théologique et philosophique d’Albert le Grand. Du point de vue de la manière de forger des concepts, d’autre part, il s’agit de confronter l’interprétation albertinienne du verset Jn 1, 3-4 et de la question de la vie dans le principe qu’elle implique aux sources philosophiques à partir desquelles elle s’élabore, qu’il s’agisse des théories physiques aristotéliciennes sur la vie naturelle qui est engendrée et se corrompt ou des conceptions néoplatoniciennes formulées notamment par le Liber de causis. L’hypothèse à partir de laquelle l’étude de ces deux textes johanniques est menée naît de la question suivante : comment Albert le Grand, par la méthode qu’il propose et la théorie de la vie qu’il forge au moyen d’arguments noétiques et ontologiques, offre-t-il une réflexion critique qui ouvre une alternative à la voie gnostique que semble indiquer M. Henry et lutte-t-il avec ardeur contre l’hypothèse d’une vie qui serait transposée dans le principe pour dénier la vie soumise à la génération et à la corruption ? “In him was life”. The verse Jn 1,3-4 conjures up a life which, so long as it abides in the principle, would not be subject to corruption. What does a life mean which undergoes no decay? Such is the question inspired by the Johannic tradition and explored, each in his own manner, by Albert the Great in his commentary on the prologue to the Gospel according to Saint John here studied in the light of a critical edition now under way, and Michel Henry in his work Incarnation. A philosophy of the flesh, Seuil, Paris, 2000. The philosophical point at stake consists in keeping at a distance the couple of philosophical concepts “corruption/generation”, in order to look at them as rather united and together opposed to a life in the principle that would be freed from all corruption. That “absolute Life” stems from the concept of “word”. The debate, through the noetic points at stake bound up with the theory of ideas in the divine principle or the mataphysical implications bearing on the mode of being of the principle in the aristotelian theories, bears consequently on the way one conceives that word, either as an idea or a continuing process. The method adopted leads on to two confrontations. From the point of view of the philosophical currents and the disciplines, on the one hand, the point at stake consists in confronting the phenomenological perspective propounded by M.Henry with Albert the Great's medieval approach, at once exegetic, theological and philosophical. From the point of view of the manner to work out concepts, on the other hand, the point consists in confronting the Albertian interpretation of the verse Jn 1,3-4 and the question of life in the principle it implies with the philosophical sources it develops from, whether they are aristotelian physical theories on natural life, generated and undergoing decay, or neoplatonic conceptions notably expounded through the Liber de causis . The hypothesis which runs through the study of those two johannic texts springs from the following question: in what way does Albert the Great, through the method he advances and the theory of life he works out by means of noetic and ontological arguments, propound a critical reflection that opens up an alternative to the gnostic way M.Henry seems to indicate and eagerly struggles against the hypothesis of a life that would be carried over into the principle in order to deny life subject to generation and decay ? |