Graffitis et inscriptions murales de Montevideo

Recouverts de graffitis, de pochoirs, de fresques politiques ou artistiques, les murs de Montevideo sont une entrée pour une ethnologie de la ville et des cultures urbaines. Ces discours textuels et iconographiques mobilisent des langages, des symboles et des imaginaires particuliers, en une polypho...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/amerika,
Autor principal: Epstein, Ariela
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Amerika 2010
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Recouverts de graffitis, de pochoirs, de fresques politiques ou artistiques, les murs de Montevideo sont une entrée pour une ethnologie de la ville et des cultures urbaines. Ces discours textuels et iconographiques mobilisent des langages, des symboles et des imaginaires particuliers, en une polyphonie qui reflète nombre de débats et de conflits en jeu dans la société. Le graffiti et la peinture murale sont considérés comme faisant partie du champ des cultures populaires, des formes d’expressions de celles-ci. En effet, et contrairement à d’autres formes de productions culturelles, la question du « populaire » se pose ici essentiellement du point de vue des auteurs et donc de la pratique. À travers l’assemblage chaotique d’esthétiques particulières (locales ou réappropriées), la trame visuelle des murs montévidéens compose un ensemble hétérogène qui reflète les processus d’hybridation dont parle García Canclini. On voit alors comment différents groupes sociaux se donnent, à travers ces inscriptions, une place dans la société. Nous interrogeons, à travers des énoncés militants et d’autres apparemment neutres, les façons dont « cultures » et « politique » se mêlent et se mettent en scène dans l’Uruguay contemporain.