The intelligence of emotions? Debates over the structure of moral life in early China
Autour du ive siècle avant J-C, en Chine le terme xin 心 (« cœur », « esprit », « cœur-esprit ») commence à acquérir des fonctions cognitives distinctes. Alors que xin était jusqu’alors identifié avant tout comme le lieu du ressenti, il est dès lors compris également comme un organe de la pensée et d...
Uloženo v:
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L’Atelier du Centre de recherches historiques
2016
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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éthique connaissance cognition émotions esprit philosophie chinoise désir culture de soi confucianisme daoisme ethics knowledge cognition mind desire self-cultivation emotions confucianism chinese philosophy daoism Virág, Curie The intelligence of emotions? Debates over the structure of moral life in early China |
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Autour du ive siècle avant J-C, en Chine le terme xin 心 (« cœur », « esprit », « cœur-esprit ») commence à acquérir des fonctions cognitives distinctes. Alors que xin était jusqu’alors identifié avant tout comme le lieu du ressenti, il est dès lors compris également comme un organe de la pensée et de la réflexion. L’article examine ce développement dans la trajectoire plus large des transformations des valeurs éthiques et politiques en Chine ancienne. Il considère la conception éthique des émotions dans trois textes majeurs qui servent à définir généralement la pensée chinoise traditionnelle : le Mencius, le Tao-tê-king et le Hsiunn-tseu, et cherche à comprendre comment ces textes concevaient les rôles respectifs du penser et du sentir dans le contexte d’une vie proprement réalisée.En étudiant les perspectives de la Chine ancienne, j’évite les deux approches usuelles, à savoir le mythe du holisme (selon lequel les penseurs chinois antiques ne distingueraient pas la cognition et les sentiments/sensations), et la supposition d’un dualisme (i.e., que certains penseurs chinois acceptaient une dichotomie stricte de la cognition et du sentir). Plutôt j’essaye de montrer que les auteurs de l’époque avaient une conscience forte de la tension potentielle entre les sources de direction cognitive et émotive, tout en montrant le souci de réconcilier cette tension par divers modèles du sujet moral. C’étaient des modèles hybrides, composites qui reconnaissaient eux-mêmes divers canaux de la connaissance, de la perception et de la compréhension et déployaient des métaphores mixtes et des paradoxes apparents. Ce qui sous-tend ces solutions diverses, c’est une conscience partagée, chez les auteurs, du fait que toute résolution de la tension doit se faire non pas sur le plan théorique, mais sur le plan de l’action pratique de l’individu entièrement réalisé – du sage ou du junzi, personne supérieure. |
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