Une histoire très catholique ?

RésuméLe révisionnisme, dans cet article, désigne une tendance à défier les approches orthodoxes de l’écriture de l’histoire. Dans les deux Irlande comme ailleurs, les principales sources qui peuvent imposer une orthodoxie aux historiens sont l’État, les universités, la pression des pairs et la dema...

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Hovedforfatter: Fitzpatrick, David
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2007
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-VING_094_0121
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spelling cairn-VING_094_0121VINGVingtième Siècle. Revue d'histoire https://shs.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2007-2-page-121?lang=fr https://doi.org/10.3917/ving.094.0121 Une histoire très catholique ? Fitzpatrick, David2007 historiographieIrlandemémoireorthodoxierévisionnismehistoriographyIrelandmemoryorthodoxyrevisionismfre Vingtième Siècle. Revue d'histoire | 94 | 2 | 2007-04-27 | p. 121-133 | 0294-1759 VIN_09437 RésuméLe révisionnisme, dans cet article, désigne une tendance à défier les approches orthodoxes de l’écriture de l’histoire. Dans les deux Irlande comme ailleurs, les principales sources qui peuvent imposer une orthodoxie aux historiens sont l’État, les universités, la pression des pairs et la demande du public. Ces sources opèrent par différentes instances (contrôle des programmes scolaires, attribution de subventions de recherches, etc.), qui sont souvent entrées en conflit les unes avec les autres, conduisant des orthodoxies rivales à être promues par l’État et les universités, les chercheurs et les manageurs, ou par des historiens amateurs ou professionnels. Cependant, en Irlande, les instances étatiques ont réussi, de manière alarmante, à promouvoir des formes d’histoire qui attirent à la fois le public intéressé et de nombreux historiens. Des modèles orthodoxes y ont affecté la pratique de l’histoire dans tous ses aspects. Le révisionnisme, parce que réactif, est intrinsèquement moins susceptible que l’orthodoxie de se conformer à une quelconque idéologie cohérente ou un quelconque programme politique, bien que certains groupes de révisionnistes irlandais aient consciemment valorisé des alternatives systématiques dans les premières phases de leur carrière. La résistance révisionniste a souvent été effective, dans le sens où les universitaires prêchant et enseignant l’« objectivité » ont sapé les formes les plus sommaires d’une histoire nationaliste promue par l’État, alors que (plus récemment) des « postrévisionnistes » soutenus par l’État ont miné l’ascendant des critères objectifs, dans de nombreuses universités et dans le domaine public. Dans de tels cas, le succès va à l’encontre du but recherché : le révisionnisme d’hier devient orthodoxie de demain. Un révisionnisme durable est peut-être seulement possible au prix d’une distanciation vis-à-vis de l’État, des universités, de ses pairs et du public.“Revisionism”, in this paper, denotes a tendency to challenge orthodox approaches to the writing of history. In the two Irelands, as elsewhere, the major potential sources for imposing orthodoxy on historians are the state, the universities, peer pressure, and public demand. These have operated through various agencies (control of the school curriculum, state funding of research, etc.), which have often conflicted with each other, leading to rival orthodoxies being promoted by the state and the universities, scholars and managers, or professional or amateur historians. In contemporary Ireland, however, state agencies have been alarmingly successful in promoting forms of history that appeal both to the interested public and to many historians. Orthodox models have affected Irish historical practice in every aspect. Revisionism, being reactive, is intrinsically less likely than orthodoxy to conform to any coherent ideology or political agenda, although some groups of Irish revisionists have self-consciously promoted systematic alternatives in early phases of their careers. Revisionist resistance has often been effective, in the sense that academics preaching and teaching “objectivity” have undermined the cruder forms of state-sponsored nationalist history, while (more recently) state-sponsored “post-revisionists” have undermined the ascendancy of objective standards in many universities and in the public domain. In such cases, success proves self-defeating as yesterday’s revisionism is transformed into tomorrow’s orthodoxy. Lifelong revisionism is perhaps only feasible at the cost of alienation from the state, the universities, one’s peers, and the public.Cairn free access
language Français
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Irlande
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Fitzpatrick, David
Une histoire très catholique ?
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