Philippe Ariès, entre traditionalisme et mentalités

Résumé— Auteur de L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien régime (1960) et de L’Homme devant la mort (1977), Philippe Ariès (1914-1984) s’est affirmé comme un grand historien des mentalités au cours des années 1970. Pourtant, les principaux thèmes de son œuvre sont issus de son premier grand li...

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書誌詳細
第一著者: Gros, Guillaume
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2006
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id cairn-VING_090_0121
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spelling cairn-VING_090_0121VINGVingtième Siècle. Revue d'histoire https://shs.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2006-2-page-121?lang=fr https://doi.org/10.3917/ving.090.0121 Philippe Ariès, entre traditionalisme et mentalités Gros, Guillaume2006 fre Vingtième Siècle. Revue d'histoire | 90 | 2 | 2006-05-10 | p. 121-140 | 0294-1759 VIN_09019 Résumé— Auteur de L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien régime (1960) et de L’Homme devant la mort (1977), Philippe Ariès (1914-1984) s’est affirmé comme un grand historien des mentalités au cours des années 1970. Pourtant, les principaux thèmes de son œuvre sont issus de son premier grand livre Histoire des populations françaises, publié dès 1948, ouvrage qui doit beaucoup au contexte intellectuel de l’Occupation et à la culture politique de son auteur. Né dans une famille royaliste, Philippe Ariès fut profondément influencé par Charles Maurras et par son militantisme à l’Action française dans les années 1930. Bien qu’en phase avec l’idéologie de la Révolution nationale, il opte alors pour une « histoire des structures ». Après 1945, ce choix épistémologique devient un choix existentiel et solitaire exprimé dès 1954 dans Le Temps de l’Histoire, sur le registre de la confession. Paradoxalement, la révolution culturelle de Mai 68 apporte un éclairage nouveau à son livre sur l’enfant qui, après un réel succès aux États-Unis, lui permet de conquérir enfin, grâce à la maison d’édition du Seuil, une légitimité en France.— Philippe Ariès (1914-1984) is the author, amongst other works, of Centuries of Childhood (1960) and L’Homme devant la mort (1977). He established himself as a pre-eminent historian of mentalities (mentalités) during the 1970s. The main themes of his life’s work however, are apparent in his very first book, Histoire des populations françaises, published in 1948. This early work owes much to the intellectual context of the Occupation of France and the political culture of its writer. Born to a royalist family, Ariès was deeply influenced by Charles Maurras and Maurras’ political activism in l’Action Française in the 30’s. Although Ariès agreed with the ideology of the «  Révolution Nationale », he finally chose to adopt an « history of structures » (« histoire des structures ») as a guiding philosophy. After 1945, the epistemological choice he had made as an historian became an existential and solitary choice as a person, expressed in the confession style he adopted in Le Temps de l’Histoire. Paradoxically, the cultural revolution of May 1968 allowed for a new perspective on Ariès’ book on the child, published in France by Seuil. Its publication in France, which came after the book’s significant success in the United States, finally allowed Ariès to gain legitimacy in France.Cairn free access
language Français
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