La loi du 15 mars 1850

Résumé La relation essentielle qui existe en France depuis la Révolution de 1789 entre la sécularisation de l’État et la démocratisation de la société explique à la fois l’importance primordiale de l’enjeu scolaire et la difficulté qu’ont eue les pouvoirs successifs d’organiser en ce domaine des ins...

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Autore principale: Chanet, Jean-François
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2005
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-VING_087_0021VINGVingtième Siècle. Revue d'histoire https://shs.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2005-3-page-21?lang=fr https://doi.org/10.3917/ving.087.0021 La loi du 15 mars 1850 Chanet, Jean-François2005 fre Vingtième Siècle. Revue d'histoire | 87 | 3 | 2005-07-01 | p. 21-39 | 0294-1759 VIN_08749 Résumé La relation essentielle qui existe en France depuis la Révolution de 1789 entre la sécularisation de l’État et la démocratisation de la société explique à la fois l’importance primordiale de l’enjeu scolaire et la difficulté qu’ont eue les pouvoirs successifs d’organiser en ce domaine des institutions stables. Entre le milieu du 19e et la fin du 20e siècle, le service public et laïque d’enseignement s’est développé tandis que reculait l’enseignement privé confessionnel. Mais en vertu de la liberté de l’enseignement, dont le principe n’a jamais disparu de la législation, l’État a été conduit à déléguer une partie de la mission de service public à un secteur privé dont il a reconnu le « caractère propre », et il se montre aujourd’hui tenté de se désengager, au nom de la décentralisation, de ce qu’il continue à appeler l’éducation nationale. De là des tensions persistantes, qui révèlent sans doute « le poids du passé », mais plus encore les difficultés nouvelles de la décision politique devant la réactivité d’une société globalement bien plus consciente qu’en 1850 de l’importance de l’école et où l’éventail des croyances s’est diversifié. The basic relation in France since the 1789 revolution between the secularization of the State and the democratization of the society explains both the major importance of the school issue and the difficulty the successive authorities have had in organizing stable institutions in this area. Between the middle of the 19th and the end of the 20 th centuries, civil and secular education developed while religious private schools diminished. But because of freedom of education, whose principle has always been on the books, the State has had to delegate a part of its public service mission to a private sector recognized as having “its own character”. In the name of decentralization the state seems to be trying to get out of what it continues to call national education. This produces persistent tensions that are more revelatory than the “weight of the past of the new problems of political decision-making due to the reactivity of the society. The society is generally-speaking more conscious than in 1850 of the importance of school in which the range of beliefs has grown.Cairn free access
language Français
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description Résumé La relation essentielle qui existe en France depuis la Révolution de 1789 entre la sécularisation de l’État et la démocratisation de la société explique à la fois l’importance primordiale de l’enjeu scolaire et la difficulté qu’ont eue les pouvoirs successifs d’organiser en ce domaine des institutions stables. Entre le milieu du 19e et la fin du 20e siècle, le service public et laïque d’enseignement s’est développé tandis que reculait l’enseignement privé confessionnel. Mais en vertu de la liberté de l’enseignement, dont le principe n’a jamais disparu de la législation, l’État a été conduit à déléguer une partie de la mission de service public à un secteur privé dont il a reconnu le « caractère propre », et il se montre aujourd’hui tenté de se désengager, au nom de la décentralisation, de ce qu’il continue à appeler l’éducation nationale. De là des tensions persistantes, qui révèlent sans doute « le poids du passé », mais plus encore les difficultés nouvelles de la décision politique devant la réactivité d’une société globalement bien plus consciente qu’en 1850 de l’importance de l’école et où l’éventail des croyances s’est diversifié.
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