Rendre compte d'une analyse

L’art du compte rendu d’analyse occupe, semble-t-il, une position médiane entre deux types d’exercice non moins périlleux: celui de la traduction et celui de l’œuvre d’art d’après nature. Pourquoi néanmoins s’y risquer? Cette question, est ici abordée dans les limites des comptes rendus écrits et...

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Hoofdauteur: de Mijolla-Mellor, Sophie
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2006
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Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-TOP_097_0035
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spelling cairn-TOP_097_0035TOPTopique https://shs.cairn.info/revue-topique-2006-4-page-35?lang=fr https://doi.org/10.3917/top.097.0035 Rendre compte d'une analyse de Mijolla-Mellor, Sophie2006 Compte renduContre- transfertDéontologieEcoute analytiqueEcritureEthique de la psychanalyseHistoires de casAnalytical listeningCase studiesCounter- transferenceDeontologyEthics of psychoanalysisSummaryWritingfre Topique | 97 | 4 | 2006-12-01 | p. 35-58 | 0040-9375 TOP_09765 L’art du compte rendu d’analyse occupe, semble-t-il, une position médiane entre deux types d’exercice non moins périlleux: celui de la traduction et celui de l’œuvre d’art d’après nature. Pourquoi néanmoins s’y risquer? Cette question, est ici abordée dans les limites des comptes rendus écrits et non des échanges entre analystes, qu’ils soient informels ou institutionnalisés dans le cadre du «contrôle» ou de l’«analyse quatrième». On l’a envisagée à deux niveaux: d’une part, les raisons que l’on peut avoir d’entreprendre ce type d’écrit et d’autre part, les problèmes qu’il soulève. Savoir de quoi on rend compte lorsqu’on s’engage dans cette entreprise demeure bien sûr la question centrale, présente en filigrane derrière les précédentes. Car, si le processus de l’analyse n’appartient en propre ni à l’analyste, ni à l’analysant mais surgit dans l’espace de leur rencontre, tout compte rendu, qu’il soit le fait de l’un ou de l’autre des protagonistes, ne concernera jamais qu’un éclairage voué à demeurer subjectif. Presenting an Analysis The art of formulating the presentation of an analysis seems to lie at an intermediary position between two other equally perilous poles of activity – that of translating and that of producing a work of art that takes nature as its subject. Should we then just renounce our endeavours ? This article deals only with written presentations and not oral exchanges between analysts, whether these be informal in nature or within the framework of an institution as part of a controlled analysis or ‘fourth analysis’. The question will be studied from two points of view – firstly, looking at the reasons one might have for undertaking a written exercise of this type and, secondly, the problems that this raises. Trying to discover what one is going to account for in a presentation of this type is of course the main issue at stake and which underscores the two initial points raised. For, if we consider that the process of analysis is the private property neither of the analyst nor his/her analysand, but belongs to the space created by their encounter, a summary of this process, be it established by either partner in it, is necessarily subjective in essence. Cairn free access
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description L’art du compte rendu d’analyse occupe, semble-t-il, une position médiane entre deux types d’exercice non moins périlleux: celui de la traduction et celui de l’œuvre d’art d’après nature. Pourquoi néanmoins s’y risquer? Cette question, est ici abordée dans les limites des comptes rendus écrits et non des échanges entre analystes, qu’ils soient informels ou institutionnalisés dans le cadre du «contrôle» ou de l’«analyse quatrième». On l’a envisagée à deux niveaux: d’une part, les raisons que l’on peut avoir d’entreprendre ce type d’écrit et d’autre part, les problèmes qu’il soulève. Savoir de quoi on rend compte lorsqu’on s’engage dans cette entreprise demeure bien sûr la question centrale, présente en filigrane derrière les précédentes. Car, si le processus de l’analyse n’appartient en propre ni à l’analyste, ni à l’analysant mais surgit dans l’espace de leur rencontre, tout compte rendu, qu’il soit le fait de l’un ou de l’autre des protagonistes, ne concernera jamais qu’un éclairage voué à demeurer subjectif.
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