Adrienne Mayor, Les Amazones. Quand les femmes étaient les égales des hommes (viiie siècle av. J.-C. – ier siècle apr. J.-C.)

Depuis les années 1980, la contribution grandissante des femmes chinoises aux activités productives de par la valorisation sociale et économique de la main d’œuvre féminin, ainsi que leur participation non négligeable aux activités sociales et communautaires pourraient donner l’impression, a priori...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:Travail, genre et sociétés | 44 | 2 | 2020-10-15 | p. 200-202 | 1294-6303
Autor principal: Schmitt Pantel, Pauline
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2020
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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description Depuis les années 1980, la contribution grandissante des femmes chinoises aux activités productives de par la valorisation sociale et économique de la main d’œuvre féminin, ainsi que leur participation non négligeable aux activités sociales et communautaires pourraient donner l’impression, a priori, que l’idéologie confucéenne de la séparation des sexes dans la société chinoise, connue sous l’expression de « l’homme se charge des affaires extérieures, la femme des affaires intérieures » ( nanzhuwai, nüzhunei), tendrait à s’atténuer. À partir d’une étude ethnographique réalisée au village de Zhang (province du Henan) entre 2013 et 2016, cet article démontre que la division sexuée du travail dans les activités productives et sociales reconfigure et redéfinit ce qui est « intérieur » et ce qui est « extérieur » dans un contexte migratoire important, mais dont la valeur d’homme-extérieur/femme-intérieur perdure et continue de réguler l’organisation de la vie des villageois·es.
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À partir d’une étude ethnographique réalisée au village de Zhang (province du Henan) entre 2013 et 2016, cet article démontre que la division sexuée du travail dans les activités productives et sociales reconfigure et redéfinit ce qui est « intérieur » et ce qui est « extérieur » dans un contexte migratoire important, mais dont la valeur d’homme-extérieur/femme-intérieur perdure et continue de réguler l’organisation de la vie des villageois·es.Since the 1980s, as female labor has come to be valued socially and economically, the growing contribution of Chinese women to productive activities, as well as their not insignificant participation in social and community activities, may give the impression of a decline in the Confucian ideology of separation of the sexes in Chinese society, encapsulated in the expression “men are breadwinners and women homemakers” ( nanzhuwai, nüzhunei). Based on an ethnographic study carried out in the village of Zhang (Henan province) between 2013 and 2016, this article shows that the gendered division of labor in productive and social activities has been reconfigured, redefining what “inside” and “outside” are in the context of significant migration flows. Yet, the value of man-outside/woman-inside endures and continues to regulate the organization of villagers’ lives.Desde los años 1980, la contribución creciente de las mujeres chinas en las actividades productivas, por la valoración social y económica de la mano de obra femenina y su participación en las actividades sociales y comunitarias podría dar la impresión, a priori, que la ideología confuciana de la separación de los sexos en la sociedad china, conocida con la expresión de “el hombre se encarga de los asuntos exteriores y la mujer de los asuntos interiores” ( nanzhuwai, nüzhunei), se vendría atenuándose. A partir de un estudio etnográfico realizado en el pueblo de Zhang (provincia de Henan) entre 2013 et 2016, este articulo demuestra que la división sexuada del trabajo en las actividades productivas y sociales reconfigura y redefine lo que es «interior» y lo que es «exterior» en un contexto migratorio importante, pero en el que el valor de hombre exterior/mujer interior perdura y sigue regulando la organización de la vida de los aldeanosSeit den 1980er Jahren könnte der zunehmende Beitrag chinesischer Frauen zu Produktionsaktivitäten durch die soziale und wirtschaftliche Entwicklung der weiblichen Erwerbsbevölkerung sowie ihre signifikante Beteiligung an sozialen und gemeinnützigen Aktivitäten a priori den Eindruck erwecken, dass die konfuzianische Ideologie der Geschlechtertrennung in der chinesischen Gesellschaft, bekannt als «der Mann kümmert sich um die äußeren Angelegenheiten, die Frau um die inneren Angelegenheiten » (nanzhuwai, nüzhunei), tendenziell abnimmt. Auf der Grundlage einer ethnographischen Studie, die zwischen 2013 und 2016 im Dorf Zhang (Provinz Henan) durchgeführt wurde, zeigt dieser Artikel, dass die geschlechtsbezogene Arbeitsteilung bei produktiven und sozialen Aktivitäten das, was «innen» und das, was «aussen» ist, in einem Kontext starker Migration neu konfiguriert und definiert. Jedoch bestimmt die bestehende Bedeutung von « Mann im Aussen » / « Frau im Innen » weiterhin die Ordnung des Lebens der Dorfbewohner*innen.Desde os anos 80, a crescente contribuição das mulheres chinesas nas atividades produtivas através do desenvolvimento social e econômico da força de trabalho feminina, bem como sua significativa participação em atividades sociais e comunitárias, poderia dar a impressão de que, a priori, a ideologia confucionista de separação de sexos na sociedade chinesa, conhecida pela expressão “o homem cuida dos assuntos externos, a mulher dos assuntos internos” (nanzhuwai, nüzhunei), tende a diminuir. Com base em um estudo etnográfico realizado no povoado de Zhang (província de Henan) entre 2013 e 2016, este artigo mostra que a divisão sexuada do trabalho nas atividades produtivas e sociais reconfigura e redefine o que está “dentro” e o que está “fora” em um contexto de migração significativa, mas cujo o valor homem-exterior/mulher-interior continua regulando a organização da vida dos habitantes do povoado.Cairn free access