Genre et organisations
RésuméL’objectif de l’article est de montrer que la notion de force physique comme caractéristique naturellement dévolue aux hommes, pendant de la fragilité de la femme, est le résultat de la construction sociale de la masculinité et de la féminité. Nous avons, pour cela, pris appui plus particulièr...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | Travail, genre et sociétés | º 17 | 1 | 2007-05-01 | p. 21-25 | 1294-6303 |
|---|---|
| Prif Awduron: | , |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2007
|
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-TGS_017_0021 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-TGS_017_0021TGSTravail, genre et sociétés https://shs.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2007-1-page-21?lang=fr https://doi.org/10.3917/tgs.017.0021 Genre et organisations Angeloff, TaniaLaufer, Jacqueline2007 fre Travail, genre et sociétés | º 17 | 1 | 2007-05-01 | p. 21-25 | 1294-6303 TGS_01742 RésuméL’objectif de l’article est de montrer que la notion de force physique comme caractéristique naturellement dévolue aux hommes, pendant de la fragilité de la femme, est le résultat de la construction sociale de la masculinité et de la féminité. Nous avons, pour cela, pris appui plus particulièrement sur le secteur du bâtiment. Dans ce dernier, la mobilisation de la notion de force physique a réussi à la fois à interdire et à occulter la présence des femmes. Le bâtiment, s’il ne peut être désigné de secteur non mixte par excellence, les femmes y jouant depuis toujours un rôle important, se construit autour des caractères de la masculinité. La force physique apparaît alors comme une notion structurelle pour les métiers de ce secteur. Ainsi, être femme dans le bâtiment n’est pas quelque chose d’anodin, voire naturel. De ce fait, celles qui y travaillent malgré tout, sont soit niées, soit confinées sur certains métiers, tâches et fonctions.The objective of this article is to show that the notion of physical strength as a natural characteristic of men, counterpart to women’s fragility, is the result of the social construction of masculinity and feminity. We have focused on the building trade. In this sector, the notion of physical strength succeeded in both forbidding and hiding women’s presence. The building trade cannot be considered as a typical non-mixed trade, since women have always played an important role therein. However, it is constructed around characteristics of masculinity. Physical strength therefore appears to be a structural notion of the professions of this trade. Being a woman in the building trade is neither meaningless nor natural. For that reason, women who are nevertheless active in that field are either negated or confined to certain professions, tasks and functions.ResumenEl objetivo de este artículo es demostrar que la noción de fuerza física como característica naturalmente reservada a los hombres, complemento de la fragilidad de la mujer, es el resultado de la construcción social de la masculinidad y de la feminidad. Para ello, nos apoyamos más específicamente en el sector de la construcción. En dicho sector, la movilización de la noción de fuerza física ha conseguido prohibir y también ocultar la presencia de las mujeres. Si no se puede designar el sector de la construcción como el sector no mixto por excelencia, ya que en este las mujeres siempre desempeñaron un papel importante, sin embargo, sigue construyéndose en torno a caracteres de la masculinidad. Entonces la fuerza física aparece como una noción estructural para los oficios de dicho sector. Así que ser mujer en la construcción no es nada anodino, ni tampoco natural. Por eso, las mujeres que, pese a todo, trabajan en este sector, se ven negadas o encerradas en determinados oficios, tareas y funciones.ZusammenfassungDieser Artikel analysiert am Beispiel der Berufe auf dem Bau die soziale Konstruktion des Begriffes von Männlichkeit, basierend auf körperlicher Kraft – al s Pendant zur weiblichen Zerbrechlichkeit. Die starke Überbetonung dieser Eigenschaft hat auf dem Bau zur Reduzierung des Frauenanteils und zu ihrer Mißachtung geführt. Trotz der traditionnel wichtigen Rolle der Frauen im Bauhandwerk stellt dieser Tätigkeitsbereich den Inbegriff eines Männerberufes dar, und macht hiermit eine selbst unvollständige Geschlechtermischung unmöglich. Körperliche Kraft scheint eine strukturelle Eigenschaft der Berufe in diesem Tätigkeitsfeld darzustellen. In diesem Sinne stellt die Präsenz von Frauen in diesem Bereich keinen Zufall oder gar eine Selbstverständlichkeit dar. Im Gegenteil, die Frauen die trotz allem dort arbeiten, werden entweder negiert oder sind auf bestimmte Berufe, Aufgaben und Funktionen beschränkt.Cairn free access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
RésuméL’objectif de l’article est de montrer que la notion de force physique comme caractéristique naturellement dévolue aux hommes, pendant de la fragilité de la femme, est le résultat de la construction sociale de la masculinité et de la féminité. Nous avons, pour cela, pris appui plus particulièrement sur le secteur du bâtiment. Dans ce dernier, la mobilisation de la notion de force physique a réussi à la fois à interdire et à occulter la présence des femmes. Le bâtiment, s’il ne peut être désigné de secteur non mixte par excellence, les femmes y jouant depuis toujours un rôle important, se construit autour des caractères de la masculinité. La force physique apparaît alors comme une notion structurelle pour les métiers de ce secteur. Ainsi, être femme dans le bâtiment n’est pas quelque chose d’anodin, voire naturel. De ce fait, celles qui y travaillent malgré tout, sont soit niées, soit confinées sur certains métiers, tâches et fonctions. |
| author |
Angeloff, Tania Laufer, Jacqueline |
| spellingShingle |
Angeloff, Tania Laufer, Jacqueline Genre et organisations |
| author_facet |
Angeloff, Tania Laufer, Jacqueline |
| author_sort |
Angeloff, Tania |
| title |
Genre et organisations |
| title_short |
Genre et organisations |
| title_full |
Genre et organisations |
| title_fullStr |
Genre et organisations |
| title_full_unstemmed |
Genre et organisations |
| title_sort |
genre et organisations |
| publishDate |
2007 |
| container_title |
Travail |
| container_issue |
genre et sociétés | º 17 | 1 | 2007-05-01 | p. 21-25 | 1294-6303 |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2007-1-page-21?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/tgs.017.0021 |
| _version_ |
1877246909905633280 |