Introduction

Les liens entre le peintre abstrait Hans Hartung et le mouvement littéraire dit de « la négritude » n’ont jamais été l’objet d’une enquête en profondeur. Pourtant, une recherche au plus près des archives permet de constater que l’artiste a été l’objet d’une vive reconnaissance de la part de Césaire...

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Detaylı Bibliyografya
Asıl Yazarlar: Boutault, Joasha, Nita, Raluca
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2025
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-SS_024_0011
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spelling cairn-SS_024_0011SSSyntaxe & Sémantique https://shs.cairn.info/revue-syntaxe-et-semantique-2025-1-page-11?lang=fr https://doi.org/10.3917/ss.024.0011 Introduction Boutault, JoashaNita, Raluca2025 fre Syntaxe & Sémantique | 24 | 1 | 2025-05-22 | p. 11-19 | 1623-6742 SS_02483 Les liens entre le peintre abstrait Hans Hartung et le mouvement littéraire dit de « la négritude » n’ont jamais été l’objet d’une enquête en profondeur. Pourtant, une recherche au plus près des archives permet de constater que l’artiste a été l’objet d’une vive reconnaissance de la part de Césaire juste après la guerre et de Senghor dans les années 1970-1980. Des projets communs et quelques collaborations ont vu le jour. Surtout, alors que Hartung, politiquement conservateur, peut sembler, à bien des égards, fort éloigné des causes décoloniales, son propre trajet d’Allemand exilé en France et naturalisé après avoir versé son sang pour les alliés contre le nazisme fait écho à celles-ci. D’où la naissance d’affinités et même de rencontres surprenantes, comme celle entre le peintre et Cheikh Anta Diop en 1948 alors que ce dernier n’a que 24 ans. Enfin, c’est en arrière-plan la personnalité extraordinaire de l’historienne de l’art et critique Madeleine Rousseau que permet de mieux faire valoir une telle étude. Ainsi des réseaux trop peu observés apparaîtront ici pour affiner la connaissance de la négritude et de Hans Hartung.Cairn free access
language Français
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description Les liens entre le peintre abstrait Hans Hartung et le mouvement littéraire dit de « la négritude » n’ont jamais été l’objet d’une enquête en profondeur. Pourtant, une recherche au plus près des archives permet de constater que l’artiste a été l’objet d’une vive reconnaissance de la part de Césaire juste après la guerre et de Senghor dans les années 1970-1980. Des projets communs et quelques collaborations ont vu le jour. Surtout, alors que Hartung, politiquement conservateur, peut sembler, à bien des égards, fort éloigné des causes décoloniales, son propre trajet d’Allemand exilé en France et naturalisé après avoir versé son sang pour les alliés contre le nazisme fait écho à celles-ci. D’où la naissance d’affinités et même de rencontres surprenantes, comme celle entre le peintre et Cheikh Anta Diop en 1948 alors que ce dernier n’a que 24 ans. Enfin, c’est en arrière-plan la personnalité extraordinaire de l’historienne de l’art et critique Madeleine Rousseau que permet de mieux faire valoir une telle étude. Ainsi des réseaux trop peu observés apparaîtront ici pour affiner la connaissance de la négritude et de Hans Hartung.
author Boutault, Joasha
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