Représentations du dépistage organisé du cancer colorectal : le point de vue des médecins généralistes
Objectifs : Diverses études ont révélé que les médecins généralistes ont une grande influence sur l’adhésion de la population au dépistage organisé du cancer colorectal. Face à des taux de dépistage très faibles en France (29,8 %), cette étude vise à appréhender le contexte du dépistage, les repré...
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2020
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cairn-SPUB_197_0091SPUBSanté Publique https://stm.cairn.info/revue-sante-publique-2019-HS2-page-91?lang=fr https://doi.org/10.3917/spub.197.0091 Représentations du dépistage organisé du cancer colorectal : le point de vue des médecins généralistes Le Bonniec, AlicePréau, MarieCousson-Gélie, Florence2020 cancer colorectaldépistagemédecins généralistestest immunologiquecolorectal cancergeneral practitionersimmunological fecal occult blood testscreeningfre Santé Publique | S2 | HS2 | 2020-01-24 | p. 91-103 | 0995-3914 SPUB_19791 Objectifs : Diverses études ont révélé que les médecins généralistes ont une grande influence sur l’adhésion de la population au dépistage organisé du cancer colorectal. Face à des taux de dépistage très faibles en France (29,8 %), cette étude vise à appréhender le contexte du dépistage, les représentations des médecins et les enjeux de l’arrivée d’un nouveau test de dépistage dans la façon d’envisager la pratique médicale. Méthodes : Sur la base d’une méthodologie qualitative, des entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de 17 médecins généralistes en 2014-2015. Une analyse de contenu thématique a été réalisée. Résultats : Les médecins interrogés affirment aborder rapidement le dépistage du cancer colorectal, et ce en fin de consultation, avec d’autres examens de dépistage (mammographie), en raison d’un manque de temps et de la nécessité de gérer plusieurs motifs de consultation. N’ayant eu que très peu d’informations sur le nouveau test, ils rapportent donc ne pas avoir d’attentes particulières envers celui-ci. L’analyse a également révélé une incohérence perçue par les médecins entre le rôle qu’ils pensent devoir jouer auprès des patients dans la prévention et le dépistage et la réalité de leur pratique qui ne leur laisse que peu de temps à y consacrer. Conclusions : Un manque d’information concernant l’arrivée du nouveau test ainsi que des difficultés liées à l’organisation des soins viennent impacter les représentations de la gestion du dépistage. La mise en place d’une consultation dédiée à la prévention pourrait être une perspective d’amélioration de la participation au dépistage. Objectives: Various studies have shown that general practitioners (GPs) have a strong influence on adherence to organized screening for colorectal cancer. Faced with very low screening rates (29.8%), this study aims to apprehend the context of screening, the representations of GPs and the context of the arrival of new screening test in how to consider medical practice. Methods: On the basis of a qualitative methodology, semi-structured interviews were conducted with 17 general practitioners in 2014-2015. A thematic content analysis was then performed. Results: The doctors interviewed said that they discussed colorectal cancer screening quickly at the end of the consultation, along with other screening tests (mammography), due to lack of time and management of several reasons for consultation. GPs had very little information about the new test, so they had no specific expectations for the new test. The analysis revealed an inconsistency between the role that GPs feel they should play with patients in prevention and screening and the reality of their practice that leaves them little time to devote to it. Conclusions: A lack of information regarding the arrival of the new test and the difficulties associated with the organization of care has an impact on the representations of screening management. Setting up a consultation dedicated to prevention could be a prospect of improvement.Cairn free access |
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