Participation au dépistage organisé du cancer colorectal et au dépistage du cancer de la prostate
Le cancer de la prostate et le cancer colorectal sont, avec celui du poumon, les cancers les plus fréquents et les plus meurtriers chez l’homme en France. Malgré les preuves de l’efficacité du dépistage du cancer colorectal, les taux de participation de la population aux programmes de dépistage orga...
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2020
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-SPUB_197_0019SPUBSanté Publique https://stm.cairn.info/revue-sante-publique-2019-HS2-page-19?lang=fr https://doi.org/10.3917/spub.197.0019 Participation au dépistage organisé du cancer colorectal et au dépistage du cancer de la prostate Berchi, CéliaLaunoy, Guy2020 dépistage des cancersméthode des choix discretsrévélation des préférencescancer screeningdiscrete choice experimentrevelation of preferencesfre Santé Publique | S2 | HS2 | 2020-01-24 | p. 19-32 | 0995-3914 SPUB_19783 Le cancer de la prostate et le cancer colorectal sont, avec celui du poumon, les cancers les plus fréquents et les plus meurtriers chez l’homme en France. Malgré les preuves de l’efficacité du dépistage du cancer colorectal, les taux de participation de la population aux programmes de dépistage organisé restent faibles. À l’inverse, les hommes sont nombreux à pratiquer un dosage sanguin de PSA pour détecter un éventuel cancer de la prostate, alors que cette technique n’est pas recommandée par les autorités sanitaires françaises. Objectif : L’objectif de ce travail était d’identifier, parmi les caractéristiques des programmes de dépistage du cancer de la prostate et du cancer colorectal, celles qui constituaient des freins ou, au contraire, des moteurs à la participation des hommes, afin de tenter d’expliquer les différences de participation entre ces dépistages. Méthode : Dans cette perspective, 1 008 hommes âgés de 50 à 74 ans ont été interrogés par questionnaire sur leurs préférences en matière de participation aux dépistages des cancers selon la méthode des choix discrets. Les réponses ont été analysées au moyen de modèles de régression qualitatifs. Résultats : Les résultats n’ont pas montré de différences majeures entre les processus de participation à ces deux dépistages. Ils ont confirmé le rôle central de l’information délivrée par le médecin dans la prise de décision. Ils ont également révélé une attitude surprenante des hommes à l’égard du risque de surdiagnostic qui invite à réfléchir à la compréhension et à la perception par la population de cette notion de « surdiagnostic » dans le dépistage des cancers.Prostate and bowel cancers are with lung cancer the most frequent and most deadly cancers in men in France. Despite evidence of the effectiveness of screening for bowel cancer, the rates of population participation in organized screening programs remain low. Conversely, many men have a PSA blood test to detect prostate cancer, although this technique is not recommended by French health authorities. Objective: The aim of this work was to identify among the characteristics of screening programs for prostate and bowel cancers those which constituted brakes or, on the contrary, engines to the participation of men in order to try to explain the differences participation between these screenings. Method: 1,008 men aged 50-74 were questioned on their preferences for participating in cancers screening using a discrete choice experiment. Responses were analyzed using qualitative regression models with random effects. Results: The results did not show any major differences between the participation processes in these two screenings. They confirmed the central role of information provided by the physician in decision-making. They also revealed a surprising attitude of men with regard to the risk of overdiagnosis which invites to think about the understanding and the perception by the population of this notion of overdiagnosis in the cancer screening.Cairn free access |
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Le cancer de la prostate et le cancer colorectal sont, avec celui du poumon, les cancers les plus fréquents et les plus meurtriers chez l’homme en France. Malgré les preuves de l’efficacité du dépistage du cancer colorectal, les taux de participation de la population aux programmes de dépistage organisé restent faibles. À l’inverse, les hommes sont nombreux à pratiquer un dosage sanguin de PSA pour détecter un éventuel cancer de la prostate, alors que cette technique n’est pas recommandée par les autorités sanitaires françaises. Objectif : L’objectif de ce travail était d’identifier, parmi les caractéristiques des programmes de dépistage du cancer de la prostate et du cancer colorectal, celles qui constituaient des freins ou, au contraire, des moteurs à la participation des hommes, afin de tenter d’expliquer les différences de participation entre ces dépistages. Méthode : Dans cette perspective, 1 008 hommes âgés de 50 à 74 ans ont été interrogés par questionnaire sur leurs préférences en matière de participation aux dépistages des cancers selon la méthode des choix discrets. Les réponses ont été analysées au moyen de modèles de régression qualitatifs. Résultats : Les résultats n’ont pas montré de différences majeures entre les processus de participation à ces deux dépistages. Ils ont confirmé le rôle central de l’information délivrée par le médecin dans la prise de décision. Ils ont également révélé une attitude surprenante des hommes à l’égard du risque de surdiagnostic qui invite à réfléchir à la compréhension et à la perception par la population de cette notion de « surdiagnostic » dans le dépistage des cancers. |
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