La prescription d’activité physique par le médecin traitant : l’expérience de Biarritz Côte Basque Sport Santé

Introduction : L’insuffisance d’activité physique (AP) constitue un problème de santé publique car elle est associée à un risque accru de maladies chroniques et de mortalité prématurée. Nous avons utilisé la prescription d’AP adaptée par le médecin généraliste et encadrée au niveau d’associations...

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Auteurs principaux: Bauduer, Frédéric, Vanz, Edson, Guillet, Nicolas, Maurice, Sylvie
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2018
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description Introduction : L’insuffisance d’activité physique (AP) constitue un problème de santé publique car elle est associée à un risque accru de maladies chroniques et de mortalité prématurée. Nous avons utilisé la prescription d’AP adaptée par le médecin généraliste et encadrée au niveau d’associations sportives pour lutter contre le manque d’AP. Méthodes : L’association Biarritz Côte Basque Sport Santé (BSS) a mis en place depuis mai 2015 une procédure de prescription d’AP sur ordonnance auprès de médecins généralistes volontaires à destination de leurs patients insuffisamment actifs indemnes de pathologie chronique patente. Les personnes sont soit adressées directement à une association sportive où ils sont pris en charge par un éducateur sportif formé, soit passent par le filtre préalable d’un éducateur médico-sportif de BSS qui procède à un entretien motivationnel et une évaluation physique afin de les orienter vers l’AP encadrée la plus adaptée. La prescription d’AP (parmi 15 disciplines) s’effectue pour une durée de 12 semaines au terme de laquelle une évaluation individuelle est pratiquée. Nous partageons ici cette expérience après l’engagement de 200 personnes. Résultats : Quatre-vingt-six médecins exerçant dans 17 communes de la côte basque ont participé à cette expérience. Deux cents personnes ont bénéficié d’une prescription d’AP (27 % d’hommes) d’âge moyen 54 ans (extrêmes : 18-80) ; 20 % des individus ont été directement dirigés par le médecin vers les associations concernées et 80 % sont passés par l’éducateur médico-sportif de BSS. La gymnastique aquatique constitue ici l’AP adoptée par le plus de participants (23 %). Le nombre des clubs adhérents est passé de 7 au début de l’expérience à 25 au moment de cette analyse. 28 éducateurs sportifs ont suivi le dispositif de formation pour accueillir nos participants. Au moment de l’évaluation, 138 sujets sont arrivés au terme de la période de 12 semaines. Parmi eux 90 % ont poursuivi une pratique d’AP auprès d’une association sportive. Discussion : Notre expérience suggère que la prescription d’AP par le médecin traitant auprès d’intervenants formés d’associations sportives est une procédure réalisable à destination des sujets avec insuffisance d’AP. Elle propose l’appui d’une structure intermédiaire, la cellule de BSS, qui permet l’évaluation et l’orientation vers une AP adaptée de chaque participant ainsi qu’un suivi d’observance. Le succès à long terme d’un tel dispositif reste cependant à évaluer.
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Méthodes : L’association Biarritz Côte Basque Sport Santé (BSS) a mis en place depuis mai 2015 une procédure de prescription d’AP sur ordonnance auprès de médecins généralistes volontaires à destination de leurs patients insuffisamment actifs indemnes de pathologie chronique patente. Les personnes sont soit adressées directement à une association sportive où ils sont pris en charge par un éducateur sportif formé, soit passent par le filtre préalable d’un éducateur médico-sportif de BSS qui procède à un entretien motivationnel et une évaluation physique afin de les orienter vers l’AP encadrée la plus adaptée. La prescription d’AP (parmi 15 disciplines) s’effectue pour une durée de 12 semaines au terme de laquelle une évaluation individuelle est pratiquée. Nous partageons ici cette expérience après l’engagement de 200 personnes. Résultats : Quatre-vingt-six médecins exerçant dans 17 communes de la côte basque ont participé à cette expérience. Deux cents personnes ont bénéficié d’une prescription d’AP (27 % d’hommes) d’âge moyen 54 ans (extrêmes : 18-80) ; 20 % des individus ont été directement dirigés par le médecin vers les associations concernées et 80 % sont passés par l’éducateur médico-sportif de BSS. La gymnastique aquatique constitue ici l’AP adoptée par le plus de participants (23 %). Le nombre des clubs adhérents est passé de 7 au début de l’expérience à 25 au moment de cette analyse. 28 éducateurs sportifs ont suivi le dispositif de formation pour accueillir nos participants. Au moment de l’évaluation, 138 sujets sont arrivés au terme de la période de 12 semaines. Parmi eux 90 % ont poursuivi une pratique d’AP auprès d’une association sportive. Discussion : Notre expérience suggère que la prescription d’AP par le médecin traitant auprès d’intervenants formés d’associations sportives est une procédure réalisable à destination des sujets avec insuffisance d’AP. Elle propose l’appui d’une structure intermédiaire, la cellule de BSS, qui permet l’évaluation et l’orientation vers une AP adaptée de chaque participant ainsi qu’un suivi d’observance. Le succès à long terme d’un tel dispositif reste cependant à évaluer. Introduction: Physical inactivity represents a public health challenge because it is associated with an increased risk of chronic disease and premature death. The prescription of physical activity (PA) by general practitioners in the context of sports clubs was used to fight against physical inactivity. Methods: Since May 2015, the Biarritz Côte Basque Sport Santé (BSS) association has proposed a primary prevention scheme based on physical activity prescribed by a panel of voluntary general practitioners designed for inactive persons with no significant chronic diseases. Participants are referred either directly to a sports club in which they are managed by a trained sports instructor or initially to a BSS sport health educator, who proposes an interview and physical evaluation in order to choose the most appropriate sporting activity. PA (comprising a total of 15 activities) is prescribed for twelve weeks and each participant is evaluated at the end of this period. We report our experience with this programme after the inclusion of 200 individuals. Results: Eighty-six physicians from seventeen sites of the Basque coast area participated in this study. Two hundred persons received a PA prescription (men: 27%, mean age: 54 years, range: 18-80); 20% of them were referred directly to participating sports clubs and 80% were first evaluated by our BSS educator. Aquatic gymnastics was the PA most frequently chosen (23%). The number of affiliated sport clubs increased from seven at the beginning of our project to twenty five at the time of analysis. Twenty-eight sport instructors have now been trained and accredited to manage participants. One hundred and thirty eight subjects have completed the planned twelve-week schedule and have been evaluated: 90% of them continue their sport in the sports club. Discussion: Our experience suggests than general practitioner-based PA referral to well-trained sports club educators is a feasible strategy for managing physically inactive individuals. This protocol comprises an intermediary structure, the BSS unit, which allows evaluation and referral to adapted PA for each participant plus compliance monitoring. However, the long-term efficacy of this programme has yet to be evaluated.Cairn free access