La philosophie pour elle-même

En première analyse, on ne voit pas très bien quelle difficulté de principe pourrait rencontrer l’idée de pratiquer la philosophie à l’école en relation avec l’enseignement moral et civique, dans la mesure où les domaines de référence – ceux de la morale et de la politique – appartiennent en propre...

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Autore principale: Go, Nicolas
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2018
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-SPIR_062_0141
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spelling cairn-SPIR_062_0141SPIRSpirale - Revue de recherches en éducation https://shs.cairn.info/revue-spirale-revue-de-recherches-en-education-2018-2-page-141?lang=fr https://doi.org/10.3917/spir.062.0141 La philosophie pour elle-même Go, Nicolas2018 coopérationégalitééthiquemoralephilosophiepolitiquecooperationequalityethicsmoralsphilosophypoliticsfre Spirale - Revue de recherches en éducation | 62 | 2 | 2018-10-01 | p. 141-150 | 0994-3722 SPIR_06252 En première analyse, on ne voit pas très bien quelle difficulté de principe pourrait rencontrer l’idée de pratiquer la philosophie à l’école en relation avec l’enseignement moral et civique, dans la mesure où les domaines de référence – ceux de la morale et de la politique – appartiennent en propre à la tradition philosophique depuis ses débuts. Plutôt qu’un doute, l’idée est susceptible de provoquer une inquiétude : engagée sans précautions dans un processus institutionnel, la philosophie pourrait bien y perdre sa fécondité et son autonomie, par un effet d’instrumentalisation. Soumise aux exigences prioritaires de l’enseignement moral et civique, dont on connaît l’histoire un peu chaotique, elle viendrait alors à son secours. De fin (faire de la philosophie pour elle-même), elle deviendrait un moyen (utiliser le discours philosophique pour instruire de la morale et du civisme). Autant dire qu’elle s’en trouverait convertie en son adversaire historique, la sophistique. Nous poserons ici le problème en puisant aux sources de la philosophie, dans l’Antiquité. At first, there seems to be no difficulty in practicing philosophy at school in relation with civic and moral education since the reference fields – those of ethics and politics – belong to ancient philosophical traditions. Rather than a doubt, the idea is likely to give rise to concerns. Embarked upon with no precautions taken, in an institutional process, philosophy would lose its fertility and autonomy, as a result of instrumentalisation. Subject to the requirements of moral and civic education and its rather chaotic history, it would thus come to its rescue. Instead of an aim (practicing philosophy as and for itself), it would become a means (using philosophical speech to teach morals and civics). Suffice to say it would be transformed into its historical enemy, sophistics. We shall discuss this problem with the help of ancient Greek philosophical texts. Cairn free access
language Français
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Go, Nicolas
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