Le symptôme hilare.
RésuméLe sinthome a la fonction de réparer la faute dans un nœud formé de trois consistances – le réel, le symbolique et l’imaginaire. La gémellité devrait être un lien privilégié dans ce dispositif. Lacan n’affirme-t-il pas à propos de Shem et de Shaun, les frères jumeaux dans Finnegans Wake : « ...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2008
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-SC_009_0108SCSavoirs et clinique https://shs.cairn.info/revue-savoirs-et-cliniques-2008-1-page-108?lang=fr https://doi.org/10.3917/sc.009.0108 Le symptôme hilare. Kaltenbeck, Franz2008 egoFinnegans WakeimaginaireJoycejumeauxknotla fable de la fourmi et de la sauterelleLacanpsychoseréelShaunShemsinthomesymboliqueegoFinnegans WakeimaginaryJoyceknotLacanpsychosisrealShaunShemsinthomesymbolicthe Ondt and the gracehopertwinsfre Savoirs et clinique | 9 | 1 | 2008-06-23 | p. 108-113 | 1634-3298 SC_00998 RésuméLe sinthome a la fonction de réparer la faute dans un nœud formé de trois consistances – le réel, le symbolique et l’imaginaire. La gémellité devrait être un lien privilégié dans ce dispositif. Lacan n’affirme-t-il pas à propos de Shem et de Shaun, les frères jumeaux dans Finnegans Wake : « Rien de plus noué que des jumeaux » ? Nous décortiquons deux passages du livre III de cette œuvre qui décrivent les relations entre ces deux frères. Antagonistes, ils ne se laissent pourtant pas aller à l’agressivité spéculaire, si fréquente dans la psychose.1. Shaun prononce ( FW, 489, 18) une phrase où il nomme son frère et lui-même. Il fait entendre que Shem pourrait se sentir sur la voie de devenir le même que lui, tout en ayant honte de lui. Shem devrait donc le rejeter, le bannir. Aussi Shaun s’approche de Shem mais s’éloigne aussi de lui, comme ce corps imaginaire de Joyce qui le fuyait.2. Notre deuxième passage est prélevé de la célèbre fable « La fourmi et la sauterelle », récitée par Shaun à sa façon. La fourmi domine l’univers, l’espace et les biens alors que la sauterelle ne s’adonne qu’à la jouissance et à l’érotisme mais aussi au fond agalmatique de la lettre. Dans le chant final, Shaun exacerbe l’antagonisme entre les deux bestioles. La fourmi possède certes le monde (toujours imaginaire) mais elle ne sait pas « battre le temps », c’est-à-dire produire l’étincelle poétique comme la gracieuse sauterelle.Opposés mais solidaires, Shem et Shaun pourraient bien constituer ce « symptôme hilare » créé par Joyce où ils sont égaux, Ego.If the sinthome has the function to repair the knot of the real, the symbolic and the imaginary at those points where there is a flaw, twinship should be a privileged link where this function reveals itself. « There is nothing more knotted than twins », claims Lacan about Shem and Shaun, the two twin-brothers of Joyce’s Finnegans Wake. We study two fragments of this late master-work where the relations between the twins are described. Even if they are antagonists they don’t yield to the agressivity which rages so often in psychosis.1. Shaun utters ( FW, 489, 18) a sentence in which he names his brother Shem and himself. He suggests that Shem might feel like becoming like himself while being also ashamed of him and so should shun him. We argue that Joyce refers by this composition of the twins to his own destiny. Whereas « normal » people have and love their own body, the body of the author, i. e. his imaginary, fled him, in the same way as Shaun thought that Shem should abandon him.2. We take our second example from the famous fable « The Ondt and the Gracehoper », told by Shaun in a very special way. The Ondt (ant) is at home in the space, even in the universe, i. e. in the imaginary. The gracehoper (grasshopper) searches restlessly all kinds of lust and sex. But he is also an amateur of literary treasures. So he is on the side of the symbolic, linked to the real. In his final song he deepens the difference between himself and the Ondt, this « weltall fellow ». The latter has a fundamental lack as he cannot « beat time », which means that he is unable to produce the poetic spark.Shem and Shaun are antagonists but they are nevertheless bound in a common destiny. They constitute an important part of the hilarious symptom created by Joyce, as they supply for his lacking Ego.Cairn free access |
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Français |
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RésuméLe sinthome a la fonction de réparer la faute dans un nœud formé de trois consistances – le réel, le symbolique et l’imaginaire. La gémellité devrait être un lien privilégié dans ce dispositif. Lacan n’affirme-t-il pas à propos de Shem et de Shaun, les frères jumeaux dans Finnegans Wake : « Rien de plus noué que des jumeaux » ? Nous décortiquons deux passages du livre III de cette œuvre qui décrivent les relations entre ces deux frères. Antagonistes, ils ne se laissent pourtant pas aller à l’agressivité spéculaire, si fréquente dans la psychose.1. Shaun prononce ( FW, 489, 18) une phrase où il nomme son frère et lui-même. Il fait entendre que Shem pourrait se sentir sur la voie de devenir le même que lui, tout en ayant honte de lui. Shem devrait donc le rejeter, le bannir. Aussi Shaun s’approche de Shem mais s’éloigne aussi de lui, comme ce corps imaginaire de Joyce qui le fuyait.2. Notre deuxième passage est prélevé de la célèbre fable « La fourmi et la sauterelle », récitée par Shaun à sa façon. La fourmi domine l’univers, l’espace et les biens alors que la sauterelle ne s’adonne qu’à la jouissance et à l’érotisme mais aussi au fond agalmatique de la lettre. Dans le chant final, Shaun exacerbe l’antagonisme entre les deux bestioles. La fourmi possède certes le monde (toujours imaginaire) mais elle ne sait pas « battre le temps », c’est-à-dire produire l’étincelle poétique comme la gracieuse sauterelle.Opposés mais solidaires, Shem et Shaun pourraient bien constituer ce « symptôme hilare » créé par Joyce où ils sont égaux, Ego. |
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Kaltenbeck, Franz |
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