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RésuméLa définition de la culture transmise par l’école repose sur un processus de sélection des savoirs scolaires au sein du patrimoine culturel de la société. L’éducation physique n’échappe pas à ce phénomène comme en témoignent les nombreuses controverses sur la délimitation des contenus d’enseig...

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Auteur principal: Quin, Grégory
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RSSS_002_0125
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description RésuméLa définition de la culture transmise par l’école repose sur un processus de sélection des savoirs scolaires au sein du patrimoine culturel de la société. L’éducation physique n’échappe pas à ce phénomène comme en témoignent les nombreuses controverses sur la délimitation des contenus d’enseignement qui émaillent son histoire. Une première enquête nationale réalisée en 1985 sur l’enseignement de l’EPS dans le second degré permet de mesurer les effets de la conception sportive sur la « culture corporelle » transmise pas l’école. Elle révèle que quatre activités physiques sont nettement sur représentées, à l’époque : l’athlétisme, la gymnastique sportive, les sports collectifs et la natation. Deux décennies plus tard, les pratiques sociales de loisir sportif ont été l’objet d’une profonde mutation caractérisée par une progression spectaculaire des activités physiques de pleine nature, des pratiques urbaines ainsi que des activités physiques d’entretien et d’expression. Dans quelle mesure l’éducation physique a-t-elle pris en compte cette évolution notable de la place des pratiques corporelles dans les modes de vie ?Durant le premier trimestre de l’année 2006, les services statistiques du ministère de l’Education nationale (DEPP) ont réalisé deux enquêtes nationales sur l’image de l’EPS. Le traitement secondaire de ces données associé à la lecture attentive des textes officiels portant sur cette période, permettent d’analyser la nature des changements intervenus depuis 1985 dans cette discipline. Il s’agit principalement de comprendre la persistance du décalage entre les orientations du curriculum formel, plutôt favorables à l’élargissement de l’éventail des activités proposées par la discipline, et les pratiques pédagogiques des enseignants, caractérisées par la position dominante des sports de base. Différentes pistes de réflexion sont avancées pour expliquer cette situation, source d’incompréhension et de tensions avec les élèves et leurs parents. Elles s’attacheront à montrer l’influence de la tradition sportive dans les représentations collectives des enseignants d’EPS et l’incidence du manque d’assurance statutaire de la profession sur le processus d’amplification de l’écart entre les contenus d’enseignement de l’EPS et l’évolution des activités physiques extrascolaires.
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Elle révèle que quatre activités physiques sont nettement sur représentées, à l’époque : l’athlétisme, la gymnastique sportive, les sports collectifs et la natation. Deux décennies plus tard, les pratiques sociales de loisir sportif ont été l’objet d’une profonde mutation caractérisée par une progression spectaculaire des activités physiques de pleine nature, des pratiques urbaines ainsi que des activités physiques d’entretien et d’expression. Dans quelle mesure l’éducation physique a-t-elle pris en compte cette évolution notable de la place des pratiques corporelles dans les modes de vie ?Durant le premier trimestre de l’année 2006, les services statistiques du ministère de l’Education nationale (DEPP) ont réalisé deux enquêtes nationales sur l’image de l’EPS. Le traitement secondaire de ces données associé à la lecture attentive des textes officiels portant sur cette période, permettent d’analyser la nature des changements intervenus depuis 1985 dans cette discipline. Il s’agit principalement de comprendre la persistance du décalage entre les orientations du curriculum formel, plutôt favorables à l’élargissement de l’éventail des activités proposées par la discipline, et les pratiques pédagogiques des enseignants, caractérisées par la position dominante des sports de base. Différentes pistes de réflexion sont avancées pour expliquer cette situation, source d’incompréhension et de tensions avec les élèves et leurs parents. Elles s’attacheront à montrer l’influence de la tradition sportive dans les représentations collectives des enseignants d’EPS et l’incidence du manque d’assurance statutaire de la profession sur le processus d’amplification de l’écart entre les contenus d’enseignement de l’EPS et l’évolution des activités physiques extrascolaires.What corporeal culture at school? Between a sporting tradition and a renewal of social practices - 1980-2006 -In any society, the definition of the culture specifically transmitted by school rests on a process differentiating scholastic knowledge and global cultural inheritance. What matters for the school system is to sort out, to organize into a hierarchy and to choose among the multitude of possible elements those judged more worthy than others to be transmitted to the new generations. Physical education does not escape this phenomenon as it is attested by the numerous controversies that questioned the tuition contents’ limits and marked history. In 1985, a first nationwide survey is carried out on Physical Education teaching at secondary school level. It allows measuring the effects of this sporting conception on the “corporeal culture” transmitted by schools. It reveals that at the time, four physical activities are clearly over-represented from the point of view of the pupils’ real curriculum: athletics, gymnastics, team sports and swimming. Two decades later, the social practices of sport leisure have undergone a deep transformation characterized by a spectacular advance of outdoor physical activities, urban practices as well as fitness physical activities or self-expression through movement. To what extent has physical education taken into account this noteworthy evolution of the position of corporeal practices in people’s ways of life?During the first term of 2006, the Statistics Department of the Ministry for National Education (DEPP) carried out two nationwide surveys among 1954 pupils and 1317 physical education teachers in secondary schools whether vocational or not. A secondary processing of these data together with a careful reading of the official documents of the time allow us to analyze the very nature of the changes that have occurred in this domain since 1985. The main goal here is to understand the persistence of the discrepancy between the orientations of the formal curriculum, rather favourable to the widening of the panel of the field’s proposed activities, and the pedagogical habits of the teachers, characterized by the dominating position of the afore mentioned “basic sports”. Various lines of enquiry are put forward to explain such a situation since the latter is a source of misunderstanding and tensions with the pupils and their parents. These lines will attempt to show the influence of the sporting tradition in the collective representations of physical education teachers and the impact of the lack of assurance they have in their professional status on the amplification process of the gap between the teaching contents of Physical Education and the evolution of the out of school physical activities.Cairn free access