La philosophie dans la prédication du judaïsme espagnol du xiiie au xvie siècle

À la différence du sermon chrétien, le sermon juif n’est pas essentiel à la vie religieuse et le prédicateur n’a guère de statut. Il est pourtant une réalité sociale et littéraire de premier plan en Espagne. Que la philosophie ait place dans ce genre qui s’adresse à tous s’éclaire par trois choses :...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Rothschild, Jean-Pierre
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2015
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RSPT_983_0497
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language Français
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Aggadah
e
Empire Ottoman
Espagne
Exégèse juive
Joseph Ibn Shem Tov
judaïsme médiéval
kabbale
Maïmonide
midrash
philosophie juive
rhétorique
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Salomon ha-Lévi
sermons juifs
xiii
xv
xvi
-
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Jewish exegesis
Jewish philosophy
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Solomon ha-Levi
Spain
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Joseph Ibn Shem Tov
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Joseph Ibn Shem Tov
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Joseph Ibn Shem Tov
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Solomon ha-Levi
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xvi
description À la différence du sermon chrétien, le sermon juif n’est pas essentiel à la vie religieuse et le prédicateur n’a guère de statut. Il est pourtant une réalité sociale et littéraire de premier plan en Espagne. Que la philosophie ait place dans ce genre qui s’adresse à tous s’éclaire par trois choses : les textes que la liturgie amène à prendre pour occasions de la prédication ; la « reconfiguration rationaliste du judaïsme » par Maïmonide ; la résistance au prosélytisme. D’où des sujets spéculatifs (création, libre arbitre, justice absolue ou dans l’intérêt public, service par crainte ou par amour, etc.), des références aux auteurs philosophiques, juifs ou non, un lexique et un type d’argumentation. Les conversions nombreuses lors des persécutions de 1391 firent apparaître la nécessité d’une prédication adaptée aux besoins du peuple. Les perspectives ouvertes par l’ Éthique à Nicomaque traduite en hébreu vers 1400 et l’exemple de la prédication chrétienne donnèrent lieu au milieu du xve s. au programme de Joseph Ibn Shem Tov regardant le rôle du prédicateur, qui exprimait l’emprise de la philosophie sur les penseurs juifs les plus soucieux de sauvegarder la foi. La spécificité du judaïsme se désignait comme un savoir, selon deux modèles : celui, non avoué, de la scolastique chrétienne, avec une théologie au-dessus de la philosophie, et celui d’un niveau inaccessible aux autres hommes. Mais ce savoir spécifique ne se laisse guère cerner. Après 1492, des réfugiés d’Espagne dans l’Empire Ottoman tendirent à l’identifier au corpus des homélies des rabbins anciens : Jacob Ibn Ḥabib en procura le recueil, Salomon ha-Lévi en fit la théorie. L’avantage définitif pris par la kabbale de Safed à la fin du xvie s. a-t-il pour cause l’échec de cette recherche, ou bien en va-t-il autrement ?
author Rothschild, Jean-Pierre
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