Un dominicain lecteur de l'Apologia pichienne

RésuméDans les premières années du xviiie siècle, la cabale chrétienne, que Pic de la Mirandole avait mise en lumière, était, depuis une trentaine d’années, en relative déshérence. Pourtant, les Institutiones ad Verbi Dei scripti intelligentiam du dominicain et maître en théologie Josephus Maria d...

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Autor Principal: Rousse-Lacordaire, Jérôme
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2009
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RSPT_932_0275
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spelling cairn-RSPT_932_0275RSPTRevue des sciences philosophiques et théologiques https://shs.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2009-2-page-275?lang=fr https://doi.org/10.3917/rspt.932.0275 Un dominicain lecteur de l'Apologia pichienne Rousse-Lacordaire, Jérôme2009 cabale chrétiennedivinationexégèseJ. BonfrèremagiePic de la Mirandolesens de l'ÉcritureSixte de SienneW. SchickardChristian CaballadivinationexegesisJ. BonfrèremagicPico della MirandolaSixtus of Siennathe senses of ScriptureW. Schickardfre Revue des sciences philosophiques et théologiques | 93 | 2 | 2009-06-01 | p. 275-313 | 0035-2209 RSPT_93222 RésuméDans les premières années du xviiie siècle, la cabale chrétienne, que Pic de la Mirandole avait mise en lumière, était, depuis une trentaine d’années, en relative déshérence. Pourtant, les Institutiones ad Verbi Dei scripti intelligentiam du dominicain et maître en théologie Josephus Maria de Turre, publiées en 1711, consacrent tout un traité à la cabale. De Turre y recourt principalement aux travaux de Pic de la Mirandole, Sixte de Sienne, Wilhelm Schickard et Jacques Bonfrère pour proposer une tripartition de la cabale : une cabale mauvaise, magique et mantique ; une cabale neutre, spéculative et théorique ; et une cabale pieuse, interprétative de l’Écriture et de ses mystères. Il ne semble pas que de Turre ait fait, en la matière des émules ; il paraît même avoir été ignoré de ceux qui se firent ensuite les interprètes, voire les promoteurs, de la cabale en milieu catholique.By the early 18th century, the Christian Cabala, which Pico della Mirandola had brought to light, had fallen into relative neglect for about thirty years. And yet, the Institutiones ad Verbi Dei scripti intelligentiam, the work of the Dominican master theologian, Josephus Maria de Turre, published in 1711, dedicate an entire treatise to the Cabala. In it, de Turre refers mainly to the works of Pico della Mirandola, Sixtus of Sienna, Wilhelm Schickard and Jacques Bonfrère, proposing a threefold division of the Cabala : an evil, magic and mantic Cabala ; a neutral, speculative and theoretical Cabala ; and a pious Cabala which seeks to interpret Scripture and its mysteries. It does not appear that anyone emulated de Turre’s work ; indeed, it seems to have been unknown even to those who would subsequently become the interpreters and advocates of the Cabala in Catholic circles.Cairn free access
language Français
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description RésuméDans les premières années du xviiie siècle, la cabale chrétienne, que Pic de la Mirandole avait mise en lumière, était, depuis une trentaine d’années, en relative déshérence. Pourtant, les Institutiones ad Verbi Dei scripti intelligentiam du dominicain et maître en théologie Josephus Maria de Turre, publiées en 1711, consacrent tout un traité à la cabale. De Turre y recourt principalement aux travaux de Pic de la Mirandole, Sixte de Sienne, Wilhelm Schickard et Jacques Bonfrère pour proposer une tripartition de la cabale : une cabale mauvaise, magique et mantique ; une cabale neutre, spéculative et théorique ; et une cabale pieuse, interprétative de l’Écriture et de ses mystères. Il ne semble pas que de Turre ait fait, en la matière des émules ; il paraît même avoir été ignoré de ceux qui se firent ensuite les interprètes, voire les promoteurs, de la cabale en milieu catholique.
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