Le syncrétisme et les syncrétismes

RésuméL’auteur se propose de rendre compte de la polysémie du terme syncrétisme et surtout du fossé entre la valeur technique qu’il est susceptible de revêtir, notamment en histoire des religions, et son usage courant, sémantiquement très vague, dans les milieux chrétiens, où il est connoté de maniè...

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Auteur principal: Bœspflug, François
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2006
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spelling cairn-RSPT_902_0273RSPTRevue des sciences philosophiques et théologiques https://shs.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2006-2-page-273?lang=fr https://doi.org/10.3917/rspt.902.0273 Le syncrétisme et les syncrétismes Bœspflug, François2006 fre Revue des sciences philosophiques et théologiques | 90 | 2 | 2006-06-01 | p. 273-295 | 0035-2209 RSPT_90299 RésuméL’auteur se propose de rendre compte de la polysémie du terme syncrétisme et surtout du fossé entre la valeur technique qu’il est susceptible de revêtir, notamment en histoire des religions, et son usage courant, sémantiquement très vague, dans les milieux chrétiens, où il est connoté de manière systématiquement négative, à l’inverse de celui d’inculturation. Après avoir retracé l’histoire de la remise en circulation de ce mot rare par Érasme et de ses premiers usages polémiques dans le cadre des controverses confessionnelles, l’article examine en quels sens il fut repris au xxe siècle en histoire des religions, discipline qui s’est le plus efforcée d’en préciser les acceptions et où il reçut finalement un sens réservé surtout aux rapports entre religions au seuil de l’ère chrétienne. L’auteur tente enfin de préciser le type de péril que la notion, dans ses usages chrétiens, notamment dans les documents conciliaires, pontificaux, pastoraux, est censée dénoncer et signale les rares théologiens qui, dans la mouvance du dialogue œcuménique ou interreligieux, ont une approche réfléchie et positive des phénomènes que recouvre le mot syncrétisme.The author proposes to account for the polysemy of the term syncretism and especially the gap between technical meaning it can have, notably in the history of religions and its current usage, very vague semantically, in Christian circles, where it is systematically given a negative connotation, opposite that of enculturation. After having retraced the history of the restoration of this rare word’s circulation by Erasmus as well as its first polemical applications in the framework of confessional controversies, the paper examines the sense in which it was taken up during the twentieth century in the history of religions, the discipline that more than any other has strived to precise its meanings, and where it finally is given a sense reserved especially to the relations between religions at the threshold of the Christian era. Finally, the author attempts to specify the type of peril that the notion in its Christian usages is intended to denounce, notably in conciliar, pontifical and pastoral documents. The author also points to the rare theologians who, in the framework of ecumenical or inter-religious dialogue, subscribe to a thoughtful and positive approach to the phenomena encompassed by the word syncretism.Cairn free access
language Français
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description RésuméL’auteur se propose de rendre compte de la polysémie du terme syncrétisme et surtout du fossé entre la valeur technique qu’il est susceptible de revêtir, notamment en histoire des religions, et son usage courant, sémantiquement très vague, dans les milieux chrétiens, où il est connoté de manière systématiquement négative, à l’inverse de celui d’inculturation. Après avoir retracé l’histoire de la remise en circulation de ce mot rare par Érasme et de ses premiers usages polémiques dans le cadre des controverses confessionnelles, l’article examine en quels sens il fut repris au xxe siècle en histoire des religions, discipline qui s’est le plus efforcée d’en préciser les acceptions et où il reçut finalement un sens réservé surtout aux rapports entre religions au seuil de l’ère chrétienne. L’auteur tente enfin de préciser le type de péril que la notion, dans ses usages chrétiens, notamment dans les documents conciliaires, pontificaux, pastoraux, est censée dénoncer et signale les rares théologiens qui, dans la mouvance du dialogue œcuménique ou interreligieux, ont une approche réfléchie et positive des phénomènes que recouvre le mot syncrétisme.
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