La théologie des Églises sœurs

Résumé La Lettre secrète de la SCDF à tous les évêques catholiques (juin 2000) dénie que l’Église orthodoxe puisse être une Église sœur de l’Église catholique, affirmation qui avait permis à la Commission internationale de dialogue théologique entre les deux Églises de récuser l’uniatisme à Balamand...

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Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Legrand, Hervé
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2004
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RSPT_883_0461
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spelling cairn-RSPT_883_0461RSPTRevue des sciences philosophiques et théologiques https://shs.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2004-3-page-461?lang=fr https://doi.org/10.3917/rspt.883.0461 La théologie des Églises sœurs Legrand, Hervé2004 fre Revue des sciences philosophiques et théologiques | 88 | 3 | 2004-09-01 | p. 461-496 | 0035-2209 RSPT_88335 Résumé La Lettre secrète de la SCDF à tous les évêques catholiques (juin 2000) dénie que l’Église orthodoxe puisse être une Église sœur de l’Église catholique, affirmation qui avait permis à la Commission internationale de dialogue théologique entre les deux Églises de récuser l’uniatisme à Balamand en 1993. La Lettre s’appuie sur les mises en garde de Communionis notio, Apostolos suos et Dominus Iesus . Ces documents veulent éviter que des expressions comme « subsistit in  » (LG 8) et « in quibus et ex quibus existit una et unica ecclesia catholica  » (LG 23) puissent favoriser une compréhension de l’Église comme communion d’Églises. Aussi au vocabulaire de la catholicité préfèrent-ils celui de l’universel et du particulier, affirmant significativement « l’antériorité chronologique et ontologique de l’Église universelle sur les Églises particulières », et sa maternité à leur égard ; soulignant enfin que l’Église du Christ « subsiste » dans la seule Église catholique. Les différentes analyses présentées dans l’article illustrent la solidité doctrinale de Balamand, précisent l’autorité de la Lettre et montrent que l’engagement œcuménique et la réception de Vatican II vont de pair désormais. Ecclésiologie de communion et théologie des Églises sœurs apparaissent comme doctrinalement solidaires.The Theology of Sister Churches. Ecclesiological Reflections upon the Balamand Declaration The SCDF’s secret letter to all catholic bishops (June, 2000) denies that the orthodox church could be a sister church to the catholic church, an affirmation which had permitted the international Commission for theological dialogue between the two churches to object to uniatism at Balamand in 1993. The Letter draws upon the warnings of Communionis notio, Apostolos suos and Dominus Iesus . These documents intend to preclude construals of expressions such as subsistit in  (LG 8) and in quibus et ex quibus existit una et unica ecclesia catholica (LG 23) favoring an understanding of the church as a communion of churches. What is more, rather than the vocabulary of catholicity, they prefer that of the universal and the particular, affirming, significantly, « the chronological and ontological anteriority of the universal church over the particular churches » and her maternity with respect to them, emphasizing, finally, that the church of Christ « subsists » in the catholic church. the different analyses presented in the article illustrate Balamand’s doctrinal authority, precise the letter’s authority, and show that ecumenical engagement and the reception of Vatican II are henceforth joined at the hip. the ecclesiology of communion and the theology of sister churches appear to be doctrinally interdependent.Cairn free access
language Français
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description Résumé La Lettre secrète de la SCDF à tous les évêques catholiques (juin 2000) dénie que l’Église orthodoxe puisse être une Église sœur de l’Église catholique, affirmation qui avait permis à la Commission internationale de dialogue théologique entre les deux Églises de récuser l’uniatisme à Balamand en 1993. La Lettre s’appuie sur les mises en garde de Communionis notio, Apostolos suos et Dominus Iesus . Ces documents veulent éviter que des expressions comme « subsistit in  » (LG 8) et « in quibus et ex quibus existit una et unica ecclesia catholica  » (LG 23) puissent favoriser une compréhension de l’Église comme communion d’Églises. Aussi au vocabulaire de la catholicité préfèrent-ils celui de l’universel et du particulier, affirmant significativement « l’antériorité chronologique et ontologique de l’Église universelle sur les Églises particulières », et sa maternité à leur égard ; soulignant enfin que l’Église du Christ « subsiste » dans la seule Église catholique. Les différentes analyses présentées dans l’article illustrent la solidité doctrinale de Balamand, précisent l’autorité de la Lettre et montrent que l’engagement œcuménique et la réception de Vatican II vont de pair désormais. Ecclésiologie de communion et théologie des Églises sœurs apparaissent comme doctrinalement solidaires.
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