Témoignage et intériorité selon Kierkegaard
RésuméLe témoin n’est ni un spectateur, ni un propriétaire, ni un conservateur, ni un producteur, ni un juge, mais il est celui qui accueille ce qui se donne à lui et se reçoit de cette épreuve d’une altérité irréductible. La force des analyses de Kierkegaard est de montrer que l’élucidation de l’es...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2002
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméLe témoin n’est ni un spectateur, ni un propriétaire, ni un conservateur, ni un producteur, ni un juge, mais il est celui qui accueille ce qui se donne à lui et se reçoit de cette épreuve d’une altérité irréductible. La force des analyses de Kierkegaard est de montrer que l’élucidation de l’essence du témoignage, qui conduit à la substitution du témoin au je, ne peut être séparée d’une élucidation de l’essence de la vérité. La vérité n’étant pas ce que je produis, mais ce qui me touche et m’éclaire, le témoignage se donne comme une communication directe-indirecte qui consiste à dire la vérité tout en l’existant. Exister c’est témoigner en faisant de sa vie une tâche dans la passion essentielle de la vérité. En cela seul, le témoignage chrétien révèle véritablement l’essence du témoignage puisque seul il donne vraiment à voir le saut du témoignage, qui conduit à ne pas se contenter de persister dans l’être pour s’ouvrir à la possibilité de devenir tout autre en s’abandonnant à la vérité et en acceptant de souffrir pour elle dans le monde. Dans cette philosophie du témoignage, le témoin devient alors le vrai nom de la personne contre l’abstraction du sujet-substance. |
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