« Comme si elles avaient part à la raison »

La distinction entre ce qui est rationnel et ce qui ne l’est pas, si structurante pour la fin de l’Antiquité et le Moyen Âge, empêche-t-elle de concevoir une condition animale commune aux bêtes et aux hommes, et surtout la possibilité d’une entente et d’une intelligence entre eux ? Cet article montr...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Solignac, Laure
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2022
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RSPT_1063_0399
record_format cairn
spelling cairn-RSPT_1063_0399RSPTRevue des sciences philosophiques et théologiques https://shs.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2022-3-page-399?lang=fr https://doi.org/10.3917/rspt.1063.0399 « Comme si elles avaient part à la raison » Solignac, Laure2022 animalbêtecisterciencommunautécompréhensionexpériencefranciscaingenreintelligencepassionraisonanimalbeastCisterciancommunityexperienceFranciscangenderintelligencepassionreasonunderstandingfre Revue des sciences philosophiques et théologiques | Tome 106 | 3 | 2022-11-15 | p. 399-420 | 0035-2209 RSPT_106358 La distinction entre ce qui est rationnel et ce qui ne l’est pas, si structurante pour la fin de l’Antiquité et le Moyen Âge, empêche-t-elle de concevoir une condition animale commune aux bêtes et aux hommes, et surtout la possibilité d’une entente et d’une intelligence entre eux ? Cet article montre que cette distinction agit comme un obstacle épistémologique dans la cosmologie et l’anthropologie du cistercien Guillaume de Saint-Thierry, pour qui la raison constitue à la fois le sommet de la vie animée et la faculté qui met irrémédiablement l’homme à part. C’est sous la pression d’une expérience, celle de François d’Assise, que cette distinction, sans jamais être annulée, se trouve suspendue chez les auteurs franciscains qui méditent sur la vie du Poverello : « comme si elles avaient par à la raison », les bêtes forment avec François d’Assise une communauté de créatures qui se comprennent grâce à une intelligence plus vaste que la rationalité humaine.Does the distinction between what is rational and what is not, so structural for late Antiquity and the Middle Ages, prevent us from conceiving of an animal condition common to animals and men, and especially the possibility of an accord and understanding between them? This article shows that this distinction acts as an epistemological obstacle in the cosmology and anthropology of the Cistercian Guillaume de Saint-Thierry, for whom reason constitutes both the pinnacle of animated life and the faculty which irremediably sets man apart. It is under the pressure of an experience, that of Francis of Assisi, that this distinction, without ever being negated, finds itself suspended among the Franciscan authors who meditate on the life of the Poverello: « as if they took part in reason ». The beasts form with Francis of Assisi a community of creatures who understand each other thanks to an intelligence that is broader than human rationality.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic animal
bête
cistercien
communauté
compréhension
expérience
franciscain
genre
intelligence
passion
raison
animal
beast
Cistercian
community
experience
Franciscan
gender
intelligence
passion
reason
understanding
spellingShingle animal
bête
cistercien
communauté
compréhension
expérience
franciscain
genre
intelligence
passion
raison
animal
beast
Cistercian
community
experience
Franciscan
gender
intelligence
passion
reason
understanding
Solignac, Laure
« Comme si elles avaient part à la raison »
topic_facet animal
bête
cistercien
communauté
compréhension
expérience
franciscain
genre
intelligence
passion
raison
animal
beast
Cistercian
community
experience
Franciscan
gender
intelligence
passion
reason
understanding
description La distinction entre ce qui est rationnel et ce qui ne l’est pas, si structurante pour la fin de l’Antiquité et le Moyen Âge, empêche-t-elle de concevoir une condition animale commune aux bêtes et aux hommes, et surtout la possibilité d’une entente et d’une intelligence entre eux ? Cet article montre que cette distinction agit comme un obstacle épistémologique dans la cosmologie et l’anthropologie du cistercien Guillaume de Saint-Thierry, pour qui la raison constitue à la fois le sommet de la vie animée et la faculté qui met irrémédiablement l’homme à part. C’est sous la pression d’une expérience, celle de François d’Assise, que cette distinction, sans jamais être annulée, se trouve suspendue chez les auteurs franciscains qui méditent sur la vie du Poverello : « comme si elles avaient par à la raison », les bêtes forment avec François d’Assise une communauté de créatures qui se comprennent grâce à une intelligence plus vaste que la rationalité humaine.
author Solignac, Laure
author_facet Solignac, Laure
author_sort Solignac, Laure
title « Comme si elles avaient part à la raison »
title_short « Comme si elles avaient part à la raison »
title_full « Comme si elles avaient part à la raison »
title_fullStr « Comme si elles avaient part à la raison »
title_full_unstemmed « Comme si elles avaient part à la raison »
title_sort « comme si elles avaient part à la raison »
publishDate 2022
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2022-3-page-399?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rspt.1063.0399
_version_ 1877246800617799680