Tommaso d’Aquino Sulla Complessione corporea

Au Moyen Âge, la théorie médicale de la complexio n’est pas confinée dans le domaine restreint de la théorie ou de la pratique de la médecine. Elle implique une anthropologie déterminée, qui ne concerne pas seulement la santé et le bien-être de l’homme, mais, dans certaines limites, la nature même d...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Zuccolin, Gabriella
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2020
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Descripció
Sumari:Au Moyen Âge, la théorie médicale de la complexio n’est pas confinée dans le domaine restreint de la théorie ou de la pratique de la médecine. Elle implique une anthropologie déterminée, qui ne concerne pas seulement la santé et le bien-être de l’homme, mais, dans certaines limites, la nature même de celui-ci ou, pour mieux dire, la manière dont la nature spécifique de l’homme s’articule avec la variété et la différence des tempéraments et des dispositions individuelles : ce qu’est chaque individu dépend de la complexion qui lui est propre. Cette anthropologie médicale dépasse les limites de sa discipline et pénètre aussi la théologie, par une série d’implications, pas toujours prévisibles, qui concernent la place de l’homme dans l’univers, l’eschatologie, la démonologie et aussi la christologie. Le but de cette étude est de rendre compte de certaines de ces implications en regard de la pensée de Thomas d’Aquin. Les différents lieux où Thomas étudie la complexion corporelle – il en considère les implications dans les domaines intellectuel et moral – montrent une sorte d’assimilation de l’anthropologie médicale (indirectement galénique, mais surtout avicennienne) à l’intérieur de son horizon de pensée, constitué par la philosophie naturelle aristotélicienne et par les exigences propres à sa théologie.