Matérialisme, eschatologie, nécessité

Pendant la première moitié du  xviie siècle, les discours millénaristes enflamment l’imagination politique jusqu’au point d’inspirer l’exécution du roi Charles Ier. À part sa portée politique, le projet millénariste anglais a aussi l’ambition de produire une vision scientifique de la manière dont la...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Untea, Ionut
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2016
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Pendant la première moitié du  xviie siècle, les discours millénaristes enflamment l’imagination politique jusqu’au point d’inspirer l’exécution du roi Charles Ier. À part sa portée politique, le projet millénariste anglais a aussi l’ambition de produire une vision scientifique de la manière dont la grâce divine agit sur les corps matériels. Arthur Dent, John Dury, Cheney Culpepper, Samuel Hartlib et Henry More font appel à l’image métaphorique de la pierre mise en mouvement par une puissance au-delà de toute force matérielle (Dn 2, 31-35). Afin de montrer que ce projet millénariste est insuffisamment fondé, même du point de vue théologique, Thomas Hobbes utilise la même image de la pierre, en lui donnant cette fois une interprétation dont le but est de souligner que les passions ne sont pas à mépriser. En intégrant la discussion sur les passions humaines dans sa vision scientifique sur le mouvement physique, Hobbes entend produire une théorie scientifique capable aussi d’être mise au service de l’unité religieuse et politique.