Le corps humain à la lumière du corps du Christ ressuscité chez Thomas d’Aquin

Le corps glorieux du Christ exprime pour Thomas d’Aquin le destin ultime et la vérité profonde du corps humain. Le présent article se propose d’évaluer si ce point de départ permet une réelle valorisation du corps. En ce sens, l’Aquinate pense le corps ressuscité en terme d’achèvement de la logique...

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Autor principal: Vetö, Étienne
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2016
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spelling cairn-RSPT_1001_0097RSPTRevue des sciences philosophiques et théologiques https://shs.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2016-1-page-97?lang=fr https://doi.org/10.3917/rspt.1001.0097 Le corps humain à la lumière du corps du Christ ressuscité chez Thomas d’Aquin Vetö, Étienne2016 âmecorpsfinitudegloirehylémorphismematièremortplaisirrésurrection de la chairsensThomas d’Aquinbodydeathfinitudegloryhylemorphismmatterpleasureresurrection of the fleshsensesoulThomas Aquinasfre Revue des sciences philosophiques et théologiques | 100 | 1 | 2016-07-08 | p. 97-116 | 0035-2209 RSPT_100123 Le corps glorieux du Christ exprime pour Thomas d’Aquin le destin ultime et la vérité profonde du corps humain. Le présent article se propose d’évaluer si ce point de départ permet une réelle valorisation du corps. En ce sens, l’Aquinate pense le corps ressuscité en terme d’achèvement de la logique de l’hylémorphisme, comme parfaite union de l’âme et du corps, doué d’une grande beauté, comme un corps « communicant », aux sens développés au maximum de leur acuité. S’en trouve éclairée, sans aucun doute, la noblesse du corps terrestre, en tant que celui-ci préfigure et inaugure tout cela. Cependant, le même hylémorphisme implique que ce destin glorieux du corps s’opère par sa « spiritualisation », sa soumission à l’esprit auquel il est ordonné : il semble difficile de ne pas y voir, malgré tout, une subtile résistance à la corporéité en son épaisseur la plus charnelle – ainsi qu’à la portée tragique de sa finitude.For Thomas Aquinas, Christ’s glorious body expresses the ultimate destiny and profound truth of the human body. The present article aims to evaluate whether this starting point allows for a real valorization of the body. In this sense, Aquinas considers the resurrected body as the completion of the logic of hylemorphism, which tends to a perfect union of body and soul, endowed with great beauty, as a « communicative » body whose senses are developed to the maximum of their acuity. The nobility of the earthly body is thus undoubtedly heightened as it prefigures and inaugurates all of this. However, the same hylemorphism implies that the glorious fate of the body occurs through its « spiritualization », its submission to the spirit to which it is assigned. It seems difficult not to read into this a subtle resistance to corporeality in it fleshy nature as well as to the tragic dimension of its finitude.Cairn free access
language Français
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gloire
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Thomas d’Aquin
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description Le corps glorieux du Christ exprime pour Thomas d’Aquin le destin ultime et la vérité profonde du corps humain. Le présent article se propose d’évaluer si ce point de départ permet une réelle valorisation du corps. En ce sens, l’Aquinate pense le corps ressuscité en terme d’achèvement de la logique de l’hylémorphisme, comme parfaite union de l’âme et du corps, doué d’une grande beauté, comme un corps « communicant », aux sens développés au maximum de leur acuité. S’en trouve éclairée, sans aucun doute, la noblesse du corps terrestre, en tant que celui-ci préfigure et inaugure tout cela. Cependant, le même hylémorphisme implique que ce destin glorieux du corps s’opère par sa « spiritualisation », sa soumission à l’esprit auquel il est ordonné : il semble difficile de ne pas y voir, malgré tout, une subtile résistance à la corporéité en son épaisseur la plus charnelle – ainsi qu’à la portée tragique de sa finitude.
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