Infractions relevant du droit des sociétés

Cesare Beccaria - dont l'ouvrage le plus célèbre a été publié il y a 250 ans (1764) - est considéré de manière unanime comme l'un des pères fondateurs du droit pénal moderne. Une telle réputation est la conséquence, entre autres, de sa bataille contre la peine capitale et toute autre forme...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Matsopoulou, Haritini
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2015
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RSC_1502_0329
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spelling cairn-RSC_1502_0329RSCRevue de science criminelle et de droit pénal comparé https://droit.cairn.info/revue-de-science-criminelle-et-de-droit-penal-compare-2015-2-page-329?lang=fr https://doi.org/10.3917/rsc.1502.0329 Infractions relevant du droit des sociétés Matsopoulou, Haritini2015 fre Revue de science criminelle et de droit pénal comparé | 2 | 2 | 2015-04-01 | p. 329-335 | 0035-1733 RSC_150298 Cesare Beccaria - dont l'ouvrage le plus célèbre a été publié il y a 250 ans (1764) - est considéré de manière unanime comme l'un des pères fondateurs du droit pénal moderne. Une telle réputation est la conséquence, entre autres, de sa bataille contre la peine capitale et toute autre forme de traitement inhumain ou cruel. Cependant, Beccaria, dans son célèbre livret, déclare être en faveur de la peine de réclusion à perpétuité, qu'il considère comme étant particulièrement efficace en raison de ses effets d'intimidation. La plupart des auteurs qui se sont penchés sur ce point ont considéré, soit qu'une telle position était peu significative au sein de la pensée de Beccaria, s'agissant simplement de la recherche d'un substitut à la peine capitale dont il demandait à juste titre l'abolition, soit qu'elle était critiquable en ce qu'elle entrait en contradiction avec le concept d'humanité que Beccaria lui-même déclarait vouloir défendre. Cet article, en s'appuyant sur l'analyse de Michel Foucault, suggère une interprétation différente : la perpétuité n'est ni insignifiante ni contradictoire dans la pensée de Beccaria ; elle est en revanche la conséquence de la théorie de la peine qui s'affirme au XVIIIe siècle, lorsque l'utilitarisme prend une place dominante. À cette époque-là, le concept d'humanité était indépendant de l'individu envisagé singulièrement et était conçu seulement en tant que limite à l'exercice du pouvoir.Cesare Beccaria - whose most celebrated book “Dei delitti e delle pene” was published 250 years ago - is unanimously considered one of the founding fathers of Modern Criminal Law. Such a reputation is the consequence, among others, of his fight against the death penalty and any other form of inhuman or cruel treatment. Nevertheless, Beccaria in his famous booklet, declares to be in favour of life imprisonment, considering such a penalty as being particular effective, due to its intimidation and deterrence effects. Most of the legal scholars have considered this position to be either irrelevant, for it is only concerned with the research of a legal substitute to the death penalty, or commendable, for it is in contradiction with the notion of humanity Beccaria declares to inspire himself. This paper, following the analysis of Michel Foucault, suggests a different interpretation : life imprisonment is neither irrelevant nor contradictory in Beccaria, but is the consequence of the rationale of punishment in the XVIIIth century when utilitarianism had a prominent role. In that time the concept of humanity was irrespective of the single individuals and it was only conceived as a limit to the exercise of power.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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description Cesare Beccaria - dont l'ouvrage le plus célèbre a été publié il y a 250 ans (1764) - est considéré de manière unanime comme l'un des pères fondateurs du droit pénal moderne. Une telle réputation est la conséquence, entre autres, de sa bataille contre la peine capitale et toute autre forme de traitement inhumain ou cruel. Cependant, Beccaria, dans son célèbre livret, déclare être en faveur de la peine de réclusion à perpétuité, qu'il considère comme étant particulièrement efficace en raison de ses effets d'intimidation. La plupart des auteurs qui se sont penchés sur ce point ont considéré, soit qu'une telle position était peu significative au sein de la pensée de Beccaria, s'agissant simplement de la recherche d'un substitut à la peine capitale dont il demandait à juste titre l'abolition, soit qu'elle était critiquable en ce qu'elle entrait en contradiction avec le concept d'humanité que Beccaria lui-même déclarait vouloir défendre. Cet article, en s'appuyant sur l'analyse de Michel Foucault, suggère une interprétation différente : la perpétuité n'est ni insignifiante ni contradictoire dans la pensée de Beccaria ; elle est en revanche la conséquence de la théorie de la peine qui s'affirme au XVIIIe siècle, lorsque l'utilitarisme prend une place dominante. À cette époque-là, le concept d'humanité était indépendant de l'individu envisagé singulièrement et était conçu seulement en tant que limite à l'exercice du pouvoir.
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