The Subjection of Women : la révolution épistémologique de Mill
Dans The Subjection of Women (1869), Mill fait bien plus que prôner l’égalité civique des hommes et des femmes : il entreprend une véritable révolution épistémologique pour déconstruire les représentations naturalisantes du caractère féminin. S’il compare d’abord la condition des femmes à celle des...
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
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2020
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RPHI_203_0353RPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2020-3-page-353?lang=fr https://doi.org/10.3917/rphi.203.0353 The Subjection of Women : la révolution épistémologique de Mill Benoit, Audrey2020 Caractèreéducationégalité des sexesféminismeJohn Stuart MillCharactereducationfeminismJohn Stuart Millsexual equalityfre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 145 | 3 | 2020-06-26 | p. 353-368 | 0035-3833 RPHI_20376 Dans The Subjection of Women (1869), Mill fait bien plus que prôner l’égalité civique des hommes et des femmes : il entreprend une véritable révolution épistémologique pour déconstruire les représentations naturalisantes du caractère féminin. S’il compare d’abord la condition des femmes à celle des esclaves, c’est pour ensuite l’en distinguer, car la persistance de l’inégalité des sexes est en contradiction avec les principes juridiques des sociétés modernes. Il est donc attentif à la situation singulière du problème de l’assujettissement des femmes : il ne s’agit pas de chercher à faire une « révolution sociale au nom d’un droit abstrait », mais de déraciner les préjugés qui expliquent la permanence archaïque de l’inégalité des sexes. C’est l’occasion d’une réflexion sur la construction de la domination patriarcale comme habitude sociale, par l’influence de l’éducation sur le caractère féminin.In The Subjection of Women (1869), Mill calls for way more than the civic equality of men and women: he carries out an epistemological revolution that deconstructs the naturalizing representations of the female character. Although he starts by comparing the condition of women to that of slaves, he nonetheless ends up distinguishing them sharply, for the persistence of sexual inequality is at odds with the legal principles characteristic of modern societies: his goal is not to spark “a social revolution in the name of an abstract right”, but to deconstruct the naturalizing prejudices that explain the outdated remnant of sexual inequality. Such an attempt also provides the opportunity of an epistemological reflection on the construction of patriarchal domination as a social habit through the influence of education on the female character.Cairn free access |
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Dans The Subjection of Women (1869), Mill fait bien plus que prôner l’égalité civique des hommes et des femmes : il entreprend une véritable révolution épistémologique pour déconstruire les représentations naturalisantes du caractère féminin. S’il compare d’abord la condition des femmes à celle des esclaves, c’est pour ensuite l’en distinguer, car la persistance de l’inégalité des sexes est en contradiction avec les principes juridiques des sociétés modernes. Il est donc attentif à la situation singulière du problème de l’assujettissement des femmes : il ne s’agit pas de chercher à faire une « révolution sociale au nom d’un droit abstrait », mais de déraciner les préjugés qui expliquent la permanence archaïque de l’inégalité des sexes. C’est l’occasion d’une réflexion sur la construction de la domination patriarcale comme habitude sociale, par l’influence de l’éducation sur le caractère féminin. |
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