Méditation assise : penser au sans penser.

Le moine japonais Dōgen Kigen (1200-1253) voit dans la méditation assise ( zazen) l’essence de ce que le sanscrit appelle dhyāna et le japonais zen. La pratique de cette méditation repose sur des règles commandant précisément la manière de s’assoir en vue de « penser au sans penser ». On y a sou...

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Hlavní autor: Andrei, Laurentiu
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2017
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RPHI_171_0015
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spelling cairn-RPHI_171_0015RPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2017-1-page-15?lang=fr https://doi.org/10.3917/rphi.171.0015 Méditation assise : penser au sans penser. Andrei, Laurentiu2017 fre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 142 | 1 | 2017-02-06 | p. 15-28 | 0035-3833 RPHI_17161 Le moine japonais Dōgen Kigen (1200-1253) voit dans la méditation assise ( zazen) l’essence de ce que le sanscrit appelle dhyāna et le japonais zen. La pratique de cette méditation repose sur des règles commandant précisément la manière de s’assoir en vue de « penser au sans penser ». On y a souvent vu un amoralisme, un anti-intellectualisme ou un quiétisme. Mais la consigne de ne penser ni au bien ni au mal n’est pas un amoralisme. Penser au sans penser n’est pas un anti-intellectualisme. Il s’agit de surmonter au sein de la pratique toute attitude dualiste à l’égard de soi et du monde, par un véritable exercice spirituel qui implique tout autant le corps que l’esprit. Seated Meditation: Thinking about the Non-Thinking. A Spiritual Exercise in Dōgen’s Zen The Japanese monk Dōgen Kigen (1200-1253) views seated meditation ( zazen) as the essence of what is called dhyāna in Sanskrit and zen in Japanese. The practice of such a kind of meditation draws on rules governing precisely one’s manner of seating so as to be able to “think about the non-thinking”. It has often been considered an amoral, anti-intellectual or quietist perspective. But the instruction to think neither about good nor evil is neither amoral nor anti-intellectual. It is intended as a means of overcoming, within practice itself, any dualistic attitude regarding self and world, by way of a genuine spiritual exercise that equally involves body and mind. Cairn free access
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description Le moine japonais Dōgen Kigen (1200-1253) voit dans la méditation assise ( zazen) l’essence de ce que le sanscrit appelle dhyāna et le japonais zen. La pratique de cette méditation repose sur des règles commandant précisément la manière de s’assoir en vue de « penser au sans penser ». On y a souvent vu un amoralisme, un anti-intellectualisme ou un quiétisme. Mais la consigne de ne penser ni au bien ni au mal n’est pas un amoralisme. Penser au sans penser n’est pas un anti-intellectualisme. Il s’agit de surmonter au sein de la pratique toute attitude dualiste à l’égard de soi et du monde, par un véritable exercice spirituel qui implique tout autant le corps que l’esprit.
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