Ribot et la « demi-métaphysique » de Schopenhauer

À la parution de La Philosophie de Schopenhauer, en 1874, Ribot était déjà connu comme l’auteur de deux ouvrages qui l’avaient situé dans le champ philo­sophique français comme le promoteur d’une psychologie « positive » évolutionniste et un adversaire de toute métaphysique prétendant à la scient...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Plas, Régine
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2016
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:À la parution de La Philosophie de Schopenhauer, en 1874, Ribot était déjà connu comme l’auteur de deux ouvrages qui l’avaient situé dans le champ philo­sophique français comme le promoteur d’une psychologie « positive » évolutionniste et un adversaire de toute métaphysique prétendant à la scientificité. Rien ne semblait le prédisposer à s’intéresser à Schopenhauer, dont la philosophie commençait seulement d’être introduite en France. De fait, cet ouvrage surprit les commentateurs, dont les recensions ne furent guère élogieuses. Il apparaît cependant que la lecture de Schopenhauer a incité Ribot à tempérer son credo évolutionniste et qu’elle est une des sources de la psychologie des sentiments qu’il développa à partir du début des années 1890. Ainsi, loin d’être marginale dans l’œuvre de Ribot, sa lecture de Schopenhauer a contribué à l’élaboration de la partie la plus innovante de sa psychologie.