Derrida, Abraham and Responsible Subjectivity
Le secret est un thème de Genèse 22, passage dans lequel, selon l’interprétation de Derrida, Dieu commande à Abraham de sacrifier son fils. Il s’agit de garder un secret, non pas en se cachant, mais en gardant secrète une relation exclusive. La difficulté consiste en ce qu’un tel acte est aussi u...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2016
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RPHI_161_0059RPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2016-1-page-59?lang=en https://doi.org/10.3917/rphi.161.0059 Derrida, Abraham and Responsible Subjectivity Fridlund, Patrik2016 fre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 141 | 1 | 2016-02-02 | p. 59-78 | 0035-3833 RPHI_16173 Le secret est un thème de Genèse 22, passage dans lequel, selon l’interprétation de Derrida, Dieu commande à Abraham de sacrifier son fils. Il s’agit de garder un secret, non pas en se cachant, mais en gardant secrète une relation exclusive. La difficulté consiste en ce qu’un tel acte est aussi une exclusion. En acceptant cette relation unique parce qu’il accepte de garder le secret, Abraham atteste ainsi de sa volonté de s’engager dans une relation fondée sur un amour inconditionnel. Ce qui confère un caractère inconditionnel et unique à une telle relation, c’est qu’Abraham ne se réfère à rien ni à personne en dehors d’elle. Il assume ainsi pleinement cette responsabilité, ce qui peut sembler nous renvoyer d’abord à l’individu. Mais on peut aussi y voir une façon d’assumer une responsabilité, de décider, de prendre position. Abraham doit pouvoir être en mesure d’échouer ou d’être capable de décider de ne pas respecter le commandement. On a là un appel à une relation unique, mais il doit exister une possibilité de ne pas y répondre. Ou peut-il en être autrement ? Secrecy is a theme in Genesis 22, in Derrida’s reading of the story, in which God commands Abraham to sacrifice Isaac. It is about keeping a secret, not secret as in hiding, but rather the secret of an exclusive relationship. This is embarrassing as it is excluding. Accepting this unique relationship by keeping the secret, Abraham demonstrates his willingness to enter into a relationship based on unconditional love. An essential part of this unconditionality and uniqueness is Abraham not referring to anybody or anything outside. He thus takes the responsibility entirely. This may be seen as being centred upon the individual as well as a question of taking responsibility, deciding, and taking a stand. Interestingly enough, Abraham must be capable of failing, or capable of deciding not to obey the command. The call is for a unique relationship, but there must be a possibility of not responding to the call. Or, must there?Cairn free access |
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Le secret est un thème de Genèse 22, passage dans lequel, selon l’interprétation de Derrida, Dieu commande à Abraham de sacrifier son fils. Il s’agit de garder un secret, non pas en se cachant, mais en gardant secrète une relation exclusive. La difficulté consiste en ce qu’un tel acte est aussi une exclusion. En acceptant cette relation unique parce qu’il accepte de garder le secret, Abraham atteste ainsi de sa volonté de s’engager dans une relation fondée sur un amour inconditionnel. Ce qui confère un caractère inconditionnel et unique à une telle relation, c’est qu’Abraham ne se réfère à rien ni à personne en dehors d’elle. Il assume ainsi pleinement cette responsabilité, ce qui peut sembler nous renvoyer d’abord à l’individu. Mais on peut aussi y voir une façon d’assumer une responsabilité, de décider, de prendre position. Abraham doit pouvoir être en mesure d’échouer ou d’être capable de décider de ne pas respecter le commandement. On a là un appel à une relation unique, mais il doit exister une possibilité de ne pas y répondre. Ou peut-il en être autrement ? |
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