Derrida, Abraham and Responsible Subjectivity

Le secret est un thème de Genèse 22, passage dans lequel, selon l’interprétation de Derrida, Dieu commande à Abraham de sacrifier son fils. Il s’agit de garder un secret, non pas en se cachant, mais en gardant secrète une relation exclusive. La difficulté consiste en ce qu’un tel acte est aussi u...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Fridlund, Patrik
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2016
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Le secret est un thème de Genèse 22, passage dans lequel, selon l’interprétation de Derrida, Dieu commande à Abraham de sacrifier son fils. Il s’agit de garder un secret, non pas en se cachant, mais en gardant secrète une relation exclusive. La difficulté consiste en ce qu’un tel acte est aussi une exclusion. En acceptant cette relation unique parce qu’il accepte de garder le secret, Abraham atteste ainsi de sa volonté de s’engager dans une relation fondée sur un amour inconditionnel. Ce qui confère un caractère inconditionnel et unique à une telle relation, c’est qu’Abraham ne se réfère à rien ni à personne en dehors d’elle. Il assume ainsi pleinement cette responsabilité, ce qui peut sembler nous renvoyer d’abord à l’individu. Mais on peut aussi y voir une façon d’assumer une responsabilité, de décider, de prendre position. Abraham doit pouvoir être en mesure d’échouer ou d’être capable de décider de ne pas respecter le commandement. On a là un appel à une relation unique, mais il doit exister une possibilité de ne pas y répondre. Ou peut-il en être autrement ?